La police est intervenue sur le site de Rocourt… les agriculteurs en conflit avec la SWL ont retourné la terre.

C’est l’histoire d’un déménagement… plus compliqué que prévu. Ce mardi, en effet, deux agriculteurs ont peut-être ruiné toutes les chances du festival des Ardentes de s’implanter sur ces terrains à Rocourt, en face du RFCL, en 2020. Terrains pour lesquels les organisateurs ont pourtant conclu un accord avec la Société wallonne du Logement. Les agriculteurs ont en effet retourné le terrain où de l’herbe avait été semée. L’édition 2020 est en péril…

Depuis plusieurs années en effet, un père et son fils, agriculteurs, jouissent d’un droit d’occupation précaire de ces terrains, un peu plus de 20 hectares au total. Ici, ils cultivent la terre pour y faire pousser fruits et légumes.

Seulement voilà, un concurrent inattendu est apparu il y a quelques mois. Et il est en passe de leur voler la politesse… il s’agit du festival des Ardentes. Contraint de quitter le site de Coronmeuse, le festival liégeois a en effet passé un accord avec la Société wallonne du Logement, pour occuper ces terrains à Rocourt et pour y implanter pour cinq ans au moins, le festival. Avec les bonnes grâces de la Ville de Liège, également propriétaire d’une petite partie de la zone.

Bien décidés à défendre leur gagne-pain, les agriculteurs ont toutefois récemment engagé une action justice contre la Société wallonne du Logement… une audience est prévue en mai prochain.

Mais quand on travaille la terre, le temps est compté. Ce mardi, les agriculteurs ont donc labouré "leur" champ. Et d’anéantir dès lors tout le travail réalisé par les Ardentes en novembre dernier. Un arrêt de mort pour le festival en 2020 ? Peut-être…

Interdit… sur-le-champ !

Comme nous le confiait ce mardi après-midi Fabrice Lamproye, organisateur, "cela ne rend pas le festival impossible mais c’est un gros dommage pour nous car tout est à refaire". Pour les Ardentes aussi, le temps est compté. "Il va aussi falloir resemer en mars"… afin d’être prêt pour début juillet…

Ce mardi matin, en apprenant ce "labourage" en cours, les organisateurs des Ardentes ont immédiatement prévenu les services d’ordre et la justice. Il n’aura fallu que quelques heures pour que la décision tombe : les deux agriculteurs ne peuvent plus travailler ce champ tant que leur action en justice n’aura pas abouti.