Liège

Tout qui s’est rendu récemment dans le centre de Herstal l’a constaté : ça a bien changé ! En bien, est-on tenté d’écrire puisque cette place jadis sans intérêt, agrémentée d’un parking terne en son centre, est devenue une véritable zone de rencontre pour les citoyens. Les matériaux ont embelli l’espace et les modes doux comme les piétons et les cyclistes sont désormais prioritaires.

Mais ces changements ne sont pas sans créer quelques problèmes pour les usagers. En effet, depuis que la place Jean Jaurès est devenue un espace de rencontre, c’est la confusion la plus totale. Conséquence malheureuse de cette situation : des accidents ont été constatés à plusieurs reprises.

Maxime Liradelfo, jeune conseiller PTB de Herstal, a donc insisté lors du dernier conseil pour qu’une solution soit trouvée. "On comprend l’idée qui est de rendre la place aux piétons mais, dans la pratique, c’est différent", remarque le jeune conseiller qui évoque le passage inévitable des voitures. "Ne pourrait-on pas trouver une solution ?"

La réponse est… non ! En effet, si les autorités communales ne nient pas le danger que créent ces nouveaux aménagements, elles sont aussi, légalement parlant, coincées.

"La place est une zone de rencontre", explique en effet Jean-Louis Lefèbvre (PS), échevin de la Mobilité, "ce qui signifie qu’on doit rouler à 20 km/h maximum". Par ailleurs, "les piétons peuvent se trouver partout". Enfin, plus surprenant, "on ne peut pas placer des marquages au sol".

Dans cette zone mixte, l’automobiliste doit se faufiler dans l’unique chemin qui se présente à lui, entre les éléments du mobilier urbain. Et est donc forcé d’être très prudent, d’où la limitation à 20 km/h. Une seule solution dès lors pour garantir la sécurité : s’habituer !