Nous l’évoquions ce mardi, une suggestion de l’entreprise Galler a provoqué la colère du syndicat socialiste : se passer de prime de fin d’année en 2020 pour cause de “solidarité” face à la crise. Plus que la demande, c’est la manière que dénoncent aujourd’hui le syndicat, les travailleurs ayant été contactés individuellement pour signer une convention, sasns concertation sociale... le syndicat parle de “chantage à l’emploi”.

Face à ces critiques, l’entreprise a toutefois décidé de réagir. Sur sa parfaite santé financière notamment mais également en démontrant que “l’humain” a toujours été au centre de sa politique. “Depuis 2019, la chocolaterie Galler s’est inscrite dans un nouveau modèle d’entreprise mettant l’humain au centre des débats”, a indiqué la direction dans un communiqué de presse. Et de rappeler que, “fin 2018, la Chocolaterie Galler était en situation financière extrêmement difficile. En 2019, le nouveau management redresse l’entreprise, qui revient enfin dans le vert, et distribue des bonus au personnel (350.000 euros) alors que les actionnaires, eux, n’ont jamais perçu de dividendes”.

Le confinement et la crise justifieraient cette décision de supprimer la prime ? Galler rappelle ici que, “durant le premier confinement, l’entreprise a couvert le différentiel de salaire du personnel entre le chômage économique et le salaire plein, versé une prime journalière de 25 euros brut/personne pour chaque jour presté et augmenté les petits salaires pour assurer leur pouvoir d’achat”.

Mais avec ce second confinement et pour éviter ultérieurement des licenciements, l’entreprise a décidé de jouer la carte de “la solidarité”. En outre, elle rappelle que 79 % des travailleurs, en ce compris les délégués syndicaux, ont déjà donné leur accord tout en laissant chacun choisir entre l’abandon de la prime voire son étalement sur 2021 et, en cas de situation difficile, le maintien de celle-ci. À ce stade, aucune décision n’a encore été prise