L’ancien charbonnage va tout d’abord être totalement nettoyé et désamianté.

Enfin ! Cela fait plus de 10 ans qu’il était question à Cheratte de démolir l’ancien charbonnage du Hasard. Le très proche lancement des travaux arrive donc à point pour qui sait attendre.

"Dès la réception du permis d’environnement de classe 3, nous entamons les travaux au charbonnage du Hasard" explique Pierre Castelain, porte-parole de la SPI, l’agence de développement de la province de Liège, propriétaire du site.

Un permis qui devrait plus que probablement tomber dans les prochains jours. Si Pierre Castelain estime que les travaux débuteront "avant la fin du mois de janvier", l’Échevin des Travaux de la commune de Visé, Luc Lejeune (CDH), a parlé quant à lui "de fin janvier voire début février" comme date de lancement du chantier.

Comment les travaux vont-ils se dérouler ? Avant de passer à la phase de démolition proprement dite, il y a plusieurs étapes. Tout d’abord, il est nécessaire de nettoyer le site, de le dévégétaliser en débroussaillant les plantes qui ont envahi le bâtiment et enfin de le désamianter complètement.

C’est seulement après cette phase de désamiantage que sera lancée "la phase de démolition, qui débutera par l’intérieur du bâtiment" détaille Luc Lejeune. En effet, il reste de nombreux objets et machines métalliques massives qui doivent être détruites une à une.

C’est seulement après cette phase que la structure même du bâtiment sera démolie.

Et le chantier ne sera pas encore fini pour autant. Après la démolition du bâtiment, reste encore à dépolluer le site, à gérer les eaux d’exhaure, à niveler le sol et enfin à sécuriser totalement les lieux, notamment en installant des clôtures.

"Nous espérons la fin des travaux avant la fin de l’année 2017" indique l’Échevin des Travaux.

Du charbonnage du Hasard, il ne restera que les deux bâtiments classés au patrimoine de la Région Wallonne : la lampisterie et la tour néogothique. Des parties classées qui, sous réserve des décisions régionales, "devront être rendues plus étanches à l’avenir", conclut Luc Lejeune.