Une dame de 48 ans et son fis de 22 ans, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Liège à des peines respectives de deux ans de prison avec sursis par défaut et une peine de travail de cent heures ou, à défaut, deux ans de prison pour avoir violemment frappé un homme qui était associé avec la dame dans une société qui organise des évènements. Les faits se sont produits le 7 décembre 2019, à Chaudfontaine, dans la province de Liège. 

Ce jour-là, la quadragénaire avait convoqué son associé dans le cadre d’une cessation de parts. L’ambiance était tendue et le tribunal a pu se rendre compte du comportement houleux de la dame puisque celle-ci a préféré quitter la salle d’audience lors de la précédente audience “parce qu’elle avait mieux à faire que d’attendre…” C’est de cette manière qu’elle a été condamnée par défaut et que le tribunal n’a été autorisé à lui accorder certaines mesures de clémence puisqu’elle n’était pas présente pour les demander. Les deux prévenus étaient poursuivis pour avoir frappé un homme au point de lui avoir provoqué des séquelles de plus de quatre mois, ce qui est une circonstance aggravante aux yeux du code pénal. 

La dame avait donc décidé de convoquer son associé. L'ambiance était tendue. Au point que l'associé a décidé de prendre son téléphone pour filmer les intéressés. Une initiative qui a encore un peu plus envenimé les choses. En effet, le fils et sa mère s’en sont physiquement pris à l'intéressé. Ce dernier, a chuté au sol. Il a été giflé par la quadragénaire et a reçu des coups de pied du fils alors même qu'il se trouvait au sol. Le fils lui aurait également craché dessus. Ce serait le compagnon de la dame qui se trouvait initialement dans la pièce d’à côté, qui a mis fin à la scène. La victime a été blessée. Elle a été emmenée aux urgences.

 Un constat de lésions à la main droite, aux côtes et à la jambe droite a été réalisé. Le fils, entendu par les services de police, a admis qu'il régnait une atmosphère houleuse lors de cette réunion. Il a également confié qu’il avait voulu s'en prendre au plaignant, mais, selon lui, il en avait été empêché par le compagnon de sa maman. Il a justifié son comportement par l'attitude narquoise de l'associé à leur égard et par le fait que ce dernier voulait les filmer au moyen de son GSM. Il a soutenu que c'est au moment où il a voulu arracher ce téléphone des mains du plaignant que celui-ci était tombé à terre. Il a estimé que seul le plaignant était responsable de cette chute. 

Quant à la dame, elle a affirmé qu'elle avait, à plusieurs reprises, tenté de saisir le GSM. Lors d'une de ces tentatives, son associé, a effectué un mouvement de recul tellement violent qu'il aurait été déséquilibré et avait chuté au sol. Elle a précisé qu'il s'était blessé en tombant. Elle a reconnu qu’alors qu'il se trouvait au sol, elle lui avait asséné une gifle en affirmant que sa main était "partie toute seule". Un témoin indépendant a corroboré la version de la victime et le fait que les deux suspects avaient bien frappé la victime. Le tribunal a estimé que les deux prévenus étaient responsables des blessures de la victime.