Liège La SA Neufcour y pense à côté de l’écoquartier prévu, mais pas avant 2019.

Il y a tout juste deux semaines, la société Neufcour, promoteur immobilier basé à Fléron, éteignait un incendie qu’elle avait elle-même allumé… en annonçant qu’elle retirait sa demande de permis relative à ce vaste écoquartier (plus de 500 logements sur le site Haïsses-Piedroux à Chênée) prévu dans l’une des dernières vastes zones vertes de Liège. Les milliers d’opposants ayant signé la pétition contre le projet soufflaient… mais personne n’ignorait à Chênée que les braises du dossier étaient volontairement conservées. La SA Neufcour souhaite en effet que les tensions s’apaisent… pas que le projet soit abandonné.

Aujourd’hui, Alain Marche, directeur au sein de l’immobilière Neufcour, nous livre quelques détails sur la probable reconversion du projet. Pas de révolution en vue a priori mais une adaptation intéressante, inspirée du schéma territorial présenté par Willy Demeyer il y a quelques jours à peine.

Dans ce schéma en effet, un élément neuf apparaissait dans la politique métropolitaine : cette volonté de "développer l’agriculture et les circuits courts de production alimentaire". Une mobilisation de 100 ha fixait même un objectif liégeois. Alain Marche intègre les données…

"Actuellement, notre projet prévoit déjà qu’une partie des terrains soit réservée à de l’agriculture mais ce qui est évoqué dans le schéma est un peu différent, nous le constatons", explique le promoteur.

La Ceinture Aliment-Terre liégeoise propose en effet de fournir aux ménages liégeois (dans les 20 ans) 50 % de leurs besoins alimentaires… "de notre côté, nous n’occupons pas une trentaine d’hectares avec les logements mais bien 14. C’est pourquoi nous pouvons envisager différentes pistes qui pourraient coïncider avec ce qui est aujourd’hui évoqué. Nous pouvons envisager de nous intégrer dans cette optique, avec des potagers, pourquoi pas…".

Ceci n’est qu’une piste de réflexion bien sûr… mais une piste que semble donc bien creuser le promoteur qui, on l’aura compris, semble prêt à adapter son projet sous l’angle du circuit court, pour autant que le volet immobilier aboutisse. Pas d’agenda précis pour l’instant, juste une volonté de représenter un permis en 2019.

Alain Marche, SA Neufcour :

“Nous souhaitons toujours mener le projet mais nous prenons le temps de réfléchir à certaines pistes d’adaptation. Ce qui est certain toutefois, c’est que le fondamental ne sera pas modifié; je pense aux logements et aux voiries notamment.”