Le site a une nouvelle fois été pillé par des voleurs de cuivre… 4 arrestations.

En novembre 2013 déjà, nous évoquions ces incursions inquiétantes, sur le site industriel de Chertal : des voleurs s’étaient introduits sur le site, en voiture ou en camionnette, et avaient emporté quelque 10.000 kilos de cuivre. Une catastrophe à l’époque puisque d’aucuns croyaient encore à une relance d’une industrie sous cocon… il y en avait pour plusieurs centaines de milliers d’euros de réparation.

Deux ans et de (nombreux) vols plus tard, le site est bel et bien mort. Non sans devenir le self-service des voleurs de métaux… Cet ancien fleuron d’ArcelorMittal et du bassin sidérurgique liégeois jadis animé par la coulée continue est en effet devenu un véritable cimetière d’acier à ciel ouvert… en proie à toutes les tentations.

Ce lundi 11 janvier, la police de la Basse-Meuse a intercepté quatre personnes prêtes à s’enfuir avec du cuivre. Et pas qu’un peu ! Suite à l’appel d’un vigile, la police de la zone est intervenue. Quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur quatre personnes d’origine roumaine ? Âgés entre 45 et 39 ans, les voleurs venaient tranquillement de préparer 2.000 kg de cuivre. Sur place, les policiers ont par ailleurs retrouvé toutes les traces d’un véritable campement : oreillers, restes de repas, etc. Et tout l’attirail du parfait voleur (gants, tenailles, pinces).

Lors de l’intervention, la patrouille a d’abord entendu ces bruits provenant de la toiture de locaux… Il s’est avéré que les quatre voleurs s’étaient reclus dans les faux plafonds. Ceux-ci, hauts de 1,50 m, sont parcourus de câbles électriques. Un refuge idéal pour ceux qui ont tenté, en vain, d’échapper à l’arrestation. Et ce n’est sans doute pas la dernière… Fin novembre 2013, après les premiers vols, trois tonnes de cuivre avaient encore été emmenées; montant du butin : 15.000 €. La police était encore intervenue pour des faits similaires en avril 2014 et en août 2015, notamment.

Une nouvelle visite a par ailleurs été réalisée ce mardi matin... et de retomber sur de nouvelles traces de voleurs. En outre, 1.500 kg de cuivre avaient été préparés pour être, également, emportés. À ce train-là, il ne restera plus à la Région qu’à dépolluer un site désert.