On évoque déjà plus de 1 000 sondages pour couvrir l’entièreté du site.

Il était temps que ce dossier avance est-on aujourd’hui tenté d’écrire… Comme l’annonçait ce mercredi 29 avril l’Echo, le dossier de réhabilitation de Chertal semble enfin se concrétiser (lire ci-contre), le gouvernement PS-MR-Ecolo devant en effet accorder un mandat à la Sogepa ce jeudi afin que cet organe entame les négociations de rachats avec le propriétaire (ArcelorMittal).

Mais si cette décision semble aisée à prendre, il serait faux de croire que la réhabilitation de Chertal sera un long fleuve tranquille. Car les enjeux sont à l’image de ce site de 200 hectares… énormes. Et que les étapes avant une réhabilitation effective sont encore nombreuses.

Comme on nous le précisait ce mercredi à la Spi en effet, intercommunale en charge du développement économique en province de Liège, "l’un des principaux enjeux est que le public garde une maîtrise". Entendons par rapport au privé. L’annonce wallonne est donc une bonne nouvelle pour la Spi. "En effet, il serait dommage de faire n’importe quoi après avoir travaillé à une réhabilitation aussi importante".

Pourr rappel, c’est la foncière Liégeoise, créée en 2005, qui a reçu comme mission de réaffecter les sites libérables par l’arrêt de la phase à chaud d’Arcelor dans le bassin liégeois. L’ensemble de ces terrains est estimé à quelque… 320 hectares, dont près de 200 rien que pour Chertal…

Parmi les principes de la réhabilitation, il y a l’obligation pour Arcelor d’effectuer les démolitions, études de sol, désamiantage et assainissements… le partenariat public privé doit être optimal et chaque site doit faire l’objet d’analyses qui tiennent compte de son niveau de pollution, de la démolition et de la réaffectation projetée.

À cet égard, il faut relever que l’expert agréé et en charge des études de sol a déjà indiqué que plus de 1 000 sondages seront nécessaires pour couvrir l’entièreté du site de Chertal, "même si l’affectation envisagée est une réaffectation économique"… Et ce n’est qu’un début. En moyenne, la réaffectation d’un site industriel de ce type prend 10 ans.

Ateliers centraux, site de Transenster, aciérie LD, HF 6 et HF B, site de la Paire Ramoux et Cokerie d’Ougrée sont autant d’autres sites concernés par les réhabilitations dont est chargée la foncière Liégeoise.