Depuis ce lundi 2 novembre, les hôpitaux sont passés en phase 2B du Plan d’urgence hospitalier, ce qui implique notamment la création de nouveaux lits de soins intensifs.

Dès vendredi 30 octobre, une équipe pluridisciplinaire (composée de membres issus des blocs opératoires et des soins intensifs) a orchestré la transformation d’un bloc opératoire en salles permettant d’accueillir des lits de soins intensifs : « Lors de la première vague, nous avions déjà expérimenté cette métamorphose, sans toutefois devoir utiliser ces nouveaux lits. Aujourd’hui, la situation est bien plus grave et depuis ce lundi, 4 patients sont pris en charge par la nouvelle équipe, avec la possibilité d’accueillir 2 patients supplémentaires en cas de besoin », détaille Jérôme Bonhomme, gestionnaire des blocs opératoires.

Il n’aura fallu que 36 heures pour changer l’affectation : « Dans cette nouvelle configuration, nous installons pour l’instant des patients non-Covid mais, s’il le fallait, ces salles d’un genre nouveau pourraient rapidement être transformées en salles Covid ».

Un succès logistique dû à un travail d'équipe, alors qu’il y a quelques jours, ces personnes ne travaillaient pas ensemble. Ce sont ainsi trois médecins (Dr Choi, Damas et Delcroix) et quatre infirmiers en chef (Mrs Fellmann, Hennuy, Mathieu, Troisfontaines) qui veillent sur le « bloc », entourés d’une douzaine de soignants qui se relaient 24h/24, 7j/7.

39 lits de soins intensifs sont désormais dédiés aux patients Covid au CHR de la Citadelle. Il est malheureusement probable que cela ne suffise pas à court terme : « Peu à peu, nous mordons sur la quantité de lits dédiés aux patients non-Covid, en espérant que ceux-ci se feront plus rares avec le confinement partiel décidé vendredi. Et si nous pouvons fermer ainsi un bloc opératoire, c’est parce que nous avons été contraints de postposer les opérations et interventions non urgentes ou non essentielles », explique encore Guillaume Dhoen, conseiller à la direction médicale. «L’hôpital n’est pas extensible, le nombre de soignants non plus. Si les courbes ne baissent pas, ces coutures que nous mettons ici et là finirons par lâcher, même si nous ne le voulons pas ».