Liège Un site requiert la participation des citoyens pour recenser le patrimoine local

Il fallait s’y attendre, en installant un historien féru de patrimoine à la tête de l’échevinat du Patrimoine historique… il ne pouvait que prendre sa mission au sérieux. Après 30 années passées dans l’opposition en effet, le prolifique historien et auteur René Henry a pris, en décembre dernier, les rênes de l’échevinat de la Culture mais aussi du Patrimoine historique, compétence jusqu’alors "inusitée". Et le moins que l’on puisse écrire, c’est donc qu’il y connaît un rayon mais qu’il en a aussi sous la pédale puisque, sous son impulsion, l’échevinat vient de lancer un outil qui devrait plaire aux amoureux de leur commune : www.petitpatrimoinedaywaille.net !

Loin d’être un répertoire poussiéreux de vieilles cartes postales, l’outil se veut un modèle dynamique et interactif, permettant de faire participer les citoyens à l’élaboration d’un répertoire sur le petit patrimoine populaire. Petit… mais riche !

"Nous avons en effet décidé de répondre à un appel à projets du Gouvernement wallon", expliquait ce jeudi matin René Henry, "appel relatif à notre petit patrimoine populaire", particulièrement dense à Aywaille. Du crucifix à l’arbre remarquable en passant par la potale, la borne ou le portique, il y aurait, sur l’entité, près de 500 biens identifiés comme tel.

Par "définition", ce patrimoine reste toutefois plus complexe à identifier que le bien classé ; raison pour laquelle l’échevin-historien et son équipe ont décidé de lancer ce site. Une question de devoir… "Tous ces biens, parfois très modestes, sont en effet autant de témoins du passé et à ce titre, sont précieux, car ils nous apprennent qui nous sommes et d’où nous venons", poursuit René Henry. "S’ils nous sont familiers parce que présents dans notre environnement, qui est encore capable d’expliquer la raison de leur présence ? Si nous les ignorons, nous les oublierons et ils disparaîtront".

Grâce à ce nouvel outil inédit, chaque citoyen pourra donc apporter sa pierre à l’édifice et entretenir la mémoire locale… Avec quelle finalité ? L’intérêt n’est pas qu’historique. À terme, ce répertoire permettra de publier des fiches ou des outils touristiques, favorisant la découverte du patrimoine local.

Déjà, ce site a nécessité plus de 350 h de travail et comporte plus de 200 biens recensés. À vous de jouer…

Comment ça fonctionne ?

Un “clic” et le patrimoine aqualien est dans votre salon ou plutôt dans votre ordinateur voire votre smartphone. “Nous avons en effet voulu que l’outil soit le plus accessible possible”, explique René Henry, “parce qu’on se promène rarement avec son ordinateur à la découverte du patrimoine”. Sur le site internet www.petitpatrimoinedaywaille.net, vous avez donc accès aux fiches déjà réalisées, qui sont réparties en 18 catégories. La recherche peut se faire par thématique mais aussi par géolocalisation ou par hameau ; ils sont nombreux à Aywaille. Et surtout, vous pouvez introduire vous-même le patrimoine qui vous tient à cœur, via l’onglet “participez”. Une fiche descriptive est alors à remplir, avec photo(s), etc. Nul besoin d’être exhaustif et, c’est l’avantage, en cas de doute, le fait de soumettre le bien à l’appréciation du site permettra à l’échevinat du Patrimoine historique d’Aywaille de vérifier son intérêt et, le cas échéant, d’apporter des compléments d’informations. Le site en question a été mis en ligne ce mercredi… N’hésitez pas!