Ce mardi, le parquet de Liège a requis le non-lieu d’une dame suspectée d’avoir jeté un cocktail Molotov sur la maison de Willy Demeyer, le bourgmestre de Liège.

Pour rappel, dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018, un cocktail Molotov a été jeté sur la façade de la maison située à Jupille. "Le projectile, lancé avec force, a traversé une fenêtre et a provoqué un début d’incendie", avait indiqué à l’époque la police locale de Liège. "Un voisin, alerté par le bruit, a rapidement prévenu les services de secours, ce qui a permis aux pompiers de limiter les dégâts", avait poursuivi la police.

Police administrative

Le bourgmestre de Liège, heureusement pour lui, n’était pas présent. Il était à l’opéra. "Ce qui s’est passé est plus qu’un incident", avait-il témoigné. "C’est un crime, pénalement parlant. Je n’ai rien mais ce qui m’est arrivé est terrible. Un carreau a été cassé et le projectile a été lancé à un endroit très inflammable. Il y avait une volonté terrible."

L’affaire évidemment a été mise à l’instruction. Une enquête a débuté et une dame a été suspectée avant d’être perquisitionnée.

Ceci dit, l’enquête n’a pas permis de réunir des éléments de preuves suffisants. "Il y a eu une suspicion vis-à-vis d’une personne", reconnaît Me Adrien Masset, l’avocat de Willy Demeyer.

"Le parquet a dressé un réquisitoire de non-lieu contre lequel nous ne nous sommes pas opposés. Il n’y a pas d’éléments probants alors que les services de police ont réalisé de nombreux devoirs d’enquête. Il s’agit d’un non-lieu, mais l’enquête peut rebondir si de nouveaux éléments apparaissaient. Cette affaire est loin d’être clôturée. Il reste encore dix ans pour que le délai de prescription soit atteint. "

Le bourgmestre a des soupçons concernant cet acte. "Mon client a le sentiment que ces faits sont liés à sa fonction de police administrative."

Lors de l’audience, la suspecte n’était ni présente, ni représentée par un avocat.