Liège Comment la vie reprend son cours après avoir vu et entendu autant d'horreurs ? Humeur, au jour d'après du prononcé des peines des bourreaux de Valentin Vermeesch, 18 ans pour toujours.

Au lendemain du procès des bourreaux de Valentin Vermeesch, c'est sur six semaines à entendre et voir de terribles atrocités qu'il faut tourner la page. Une épreuve professionnellement et humainement marquante.

Pour une journaliste, il n'y a pas exercice plus difficile que de prendre la plume pour évoquer, par l'entremise de ce billet, ce que l'on ressent dans un article. Pourquoi ? Parce que l'on ne cesse de nous rappeler combien nous devons tendre à l'objectivité et ne jamais laisser transparaître nos propres émotions dans nos articles. Les faits, les faits, rien que les faits.

Contrairement à ce que d'aucuns pensent, le journaliste n'a pas à laisser transpirer ses sentiments lorsqu'il rédige ses articles. Serions-nous alors tous, dans cette profession, sans sentiments, sans émotions, de vrais robots ? Loin de là, mais notre métier exige que nous gardions nos émotions, nos ressentis pour nous.

Cette fois, la rédaction m'a demandé de partager la manière dont j'ai vécu ce procès de l'abominable. Ce procès qui a jugé cinq jeunes gens pour un crime odieux, cruel et indescriptible.

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