Plusieurs dates de reprises des audiences ont été communiquées mercredi aux membres du personnel judiciaire par le président du tribunal de première instance de Liège. La justice liégeoise devrait retrouver son rythme normal à partir du 18 mai. Les mesures établies à Liège ont été décidées en concertation avec d'autres tribunaux de première instance francophones. La situation qui résulte du ralentissement de l'activité judiciaire à la suite de six semaines de confinement est qualifiée "d'assez apocalyptique" par le président du tribunal de première instance, Pierre Defourny. Des retards ont été accumulés, principalement au greffe du tribunal de la famille et au service fixations. Le comité de direction du tribunal de première instance a arrêté plusieurs dates de reprise concernant ses activités.

Sur base des dernières instructions de déconfinement données par le gouvernement, la justice liégeoise a décidé d'une reprise progressive de ses activités. Le régime actuel des audiences et des services est maintenu pour la semaine du 4 mai. Les audiences du tribunal de la famille reprendront selon un régime normal, mais avec un contenu allégé qui augmentera progressivement, la semaine du 11 mai. Les audiences d'introduction au tribunal civil et les audiences du tribunal correctionnel reprendront selon un régime normal la semaine du 18 mai.

Les membres du personnel sont invités à reprendre un régime de travail normal à partir du 4 mai. Quelques membres du personnel ont présenté des signes de la maladie liée au coronavirus ou ont été diagnostiqués positifs mais aucun cas de contamination lié à la présence sur le lieu de travail n'a été relevé.

Des mesures sanitaires seront encore instaurées. Chaque membre du personnel disposera d'un masque de protection. Le port du masque de protection sera obligatoire dans les espaces publics du palais de justice. Toute personne extérieure non porteuse d'un masque sera refoulée. L'obligation du port du masque a, par ailleurs, été décidée à la cour d'appel de Liège.

Ces mesures ont été établies en l'absence de directives du ministre de la Justice et du collège des cours et tribunaux mais en concertation avec les autres tribunaux de première instance francophone. Cela signifie qu'elles pourraient aussi être d'application dans ces tribunaux francophones.