C’est la fille du suspect qui était inquiète et a donné l’alerte aux autorités

Bernard, 61 ans, a bénéficié d’une suspension du prononcé après avoir été reconnu coupable de détention de nombreuses armes et pièces d’armes illégales à son domicile situé à Crisnée. 

Le 7 mars 2016, la fille de ce dernier a prévenu les autorités. Elle était inquiète car son papa avait emporté des armes à feu dans son véhicule. 

La police a intercepté le suspect à Hognoul. Le véhicule a été fouillé et les policiers ont découvert qu’il transportait deux pistolets et un révolver. Il avait caché les armes sous le siège conducteur. Bernard a avoué les faits dès son audition par la police.

Il a expliqué que ces trois armes étaient d’abord dissimulées chez lui. Mais en raison de son état de santé, des armes qui lui appartenaient avaient déjà été saisies par la justice. Il souhaitait conserver celles découvertes dans sa voiture et que c’est pour cette raison qu’il avait décidé de les cacher. 

 Il n’a pas contesté qu’il n’était pas autorisé à se retrouver sur la voie publique avec des telles armes. Une visite domiciliaire a ensuite a permis de découvrir un stock conséquent de munitions de plusieurs calibres dans la cave de l’habitation et une carabine cassée en trois parties. Les inspecteurs ont ainsi découvert pas moins de 6 153 ogives de différentes tailles, 77 cartouches et une boîte de munitions. 

 Certaines des munitions étaient détenues de manière légales mais un grand nombre de celles-ci étaient soumises une autorisation dont Bernard ne disposait pas. La carabine cassée était également soumise à une autorisation dont il n’était pas titulaire. Lors de l’audience devant le tribunal, Bernard a confirmé ses aveux. Le prévenu ne s’est jamais fait connaitre de manière négative auprès des autorités judiciaires avant ces faits. 

 Bernard qui a fait un accident vasculaire cérébral a déposé des documents démontrant qu’il était suivi depuis les faits. Certaines des armes qu’il possédait résultaient d’un contexte familial particulier. Toutes les armes et munitions qui n’étaient pas autorisées ont été saisies.