On se souvient du suspense qui avait accompagné le dernier épisode des élections liégeoises pour la présidence de la fédération socialiste… pour rappel la plus importante du pays. Alors que le PS subissait de plein fouet les (premières) vagues de l’affaire Publifin, on s’interrogeait en effet sur la candidature (ou non) de Jean-Pascal Labille et de Frédéric Daerden afin de succéder à Willy Demeyer, en place depuis 12 ans déjà. Ce qui devait affaiblir une "structure" qui commençait à faire grincer des dents, à savoir l’officieux Club des 5, composé de Willy Demeyer, Jean-Claude Marcourt, Alain Mathot, André Gilles et… Stéphane Moreau. Ni Frédo ni Jean-Pascal Labille n’avaient pourtant saisi la balle au bond.

Cette fois cependant, un candidat potentiel a donc brisé l’éventuel suspense. Frédéric Daerden l’a en effet confirmé à nos confrères de Sudpresse ce lundi : il sera candidat à la présidence du PS liégeois pour succéder à Jean-Pierre Hupkens; l’élection officiellement prévue en avril 2021 serait avancée.

Il faut dire que de l’eau a coulé sous les ponts pour le socialiste de Herstal depuis l’élection de 2017. Devenu ministre au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est clairement devenu l’homme fort du PS liégeois. Non content d’avoir assis sa légitimité lors des dernières élections, il est aussi perçu aujourd’hui comme un "rassembleur", ce qu’il assume aujourd’hui sans complexe.

En outre, sa proximité avec de fortes personnalités au sein de la FGTB et sa proximité avec le boulevard de l’Empereur en font le candidat idéal.

Mais est-ce vraiment le bon moment ? Si on considère souvent que la patience est mère de toutes les vertus, on ne pourra en tout cas pas lui reprocher d’avoir fait preuve d’impatience.