Réuni en assemblée générale ce lundi matin pour faire le point suite à l’annonce de la direction de procéder à un licenciement collectif qui viserait les 175 travailleurs de l’usine, soit la totalité de l’emploi, le personnel de TAC -Technical Airborne Components- a décidé d’arrêter spontanément le travail.

“Il s’agit d’un arrêt de travail de 48 heures”, indique René Petit, secrétaire permanent ACV-CSC METEA. Une rencontre entre les travailleurs et les permanents syndicaux est en train de s’organiser pour faire le point mercredi sur la suite des événements”.

Cette entreprise, basée à Milmort dans le zoning des Hauts-Sarts et spécialisée dans la fabrication de bielles et composants pour le marché aéronautique. Elle occupe actuellement quelque 175 travailleurs. Vendredi dernier, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la direction a fait part aux représentants du personnel de son intention de se séparer de la totalité des emplois.

Comme ailleurs dans le secteur, TAC a eu recours à du chômage temporaire pour force majeure depuis le début de la crise du Covid. Pour limiter les frais, l’usine était fermée une semaine par mois. Mais aujourd’hui, la direction estime que la mesure ne permettra pas de passer le cap…

“Il faut une réaction du monde politique ! Et de toute urgence car on court à la catastrophe !, s’indigne RenéPetit. “Il doit très vite prendre des mesures fortes pour aider le secteur de l’aéronautique : ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu”.

La phase 1 de la procédure Renault est lancée.