Ce fut LE nœud du problème, à Tilff, durant ces 20 dernières années : le passage à niveau situé au bout du pont provisoire et au pied de la montée vers Boncelles et le CHU… Un passage, en effet, qui, à heure régulière, se fermait et provoquait de longues files de véhicules, parmi lesquels des ambulances pressées de rejoindre l’hôpital universitaire.

Ce lundi soir toutefois, il n’y paraîtra plus. Depuis jeudi dernier, le nouveau pont enjambe l’Ourthe et les voies ferrées. L’ancien pont est en cours de démontage. Et puisqu’il ne sert plus à rien, le passage à niveau va être, lui aussi, déclassé.

"Ce passage est en effet officiellement fermé et tout sera démonté ce lundi soir, signalisation, barrières, revêtement", nous confirme Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, "tout sera fermé par des barrières."

Mais comme l’indique le porte-parole, si les véhicules empruntent désormais le nouveau pont, "il faut toujours que les piétons puissent passer d’un quai à l’autre. Pour ce faire, c’est le nouveau couloir sous voies qui est privilégié". Et le travail n’est pas terminé ici. Cet été en effet, dans la foulée du démontage de l’ancien pont, le quai côté Ourthe et le Ravel doivent être prolongés. Une zone de parking doit aussi être créée au niveau de la gare… avant la suite.

Trois passages en tout

Rappelons-nous, le marché global du remplacement du pont de Tilff comprenait l’ouvrage sur l’Ourthe, le démontage du passage à niveau mais aussi des deux autres passages, situés en aval. Ici aussi, les travaux ont débuté, même s’il reste encore de longs mois de chantier.

Une route permettant de relier la rue d’Angleur au boulevard de Colonster est déjà en cours de réalisation, permettant de by-pa sser les deux passages. "Tout le terrassement est déjà réalisé mais il y a encore du travail, notamment au niveau du pont à créer entre cette route et la partie de la voirie entre les passages qui sera en cul-de-sac", poursuit Frédéric Sacré. Ce chantier est, vu la configuration des lieux et les passages à conserver (pour les habitations), complexe, nous avoue-t-on chez Infrabel. "Il reste deux grosses années de travail."