C’est la dernière étape, la dernière solution avant une fermeture totale du pont de Prayon, ce qui couperait en deux l’axe Verviers-Liège. Car la commune de Trooz et la zone de police Secova n’ont plus d’autres solutions. Sur proposition de la police, validée par le conseil communal, des caméras viennent d’être installées sur la N61 en amont et en aval du pont de Prayon, à une distance suffisante qui permet de repérer les camions qui souhaitent s’y aventurer.

L’idée ? Interpeller les poids lourds et verbaliser, avant qu’il ne soit trop tard. "On a tout fait ! On a placé des chicanes, puis des gros blocs en béton… On en a mis un, les camions le poussaient. On en a mis un second par-dessus ! On a placé un portique, qui fut arraché je ne sais combien de fois. La police ne peut pas placer une équipe 24 h/24, elle nous a proposé la solution des caméras", signale le bourgmestre Fabien Beltran.

Le pont de Prayon est fragilisé depuis les inondations. Fermé dans un premier temps, il fut rouvert après analyse de la stabilité du tablier. Toutefois, les véhicules de plus de 2,5 m de large, de plus de 2,8 m de haut et de plus de 3,5 tonnes ne peuvent plus l’emprunter. "L’excuse des camions, c’est de dire qu’il n’y a pas de signalisation. C’est archi-faux, il y a des panneaux 500 m avant, des infos sur la hauteur, la largeur, le poids. Ils abîment les blocs, leur véhicule… et prennent le risque de faire tomber le pont fragilisé. Le but du jeu, c’est de ne pas fermer la N61. Mais si les abus persistent, on sera obligé de la condamner. Tout ça pour quelques inconscients qui ne font attention à rien", regrette le bourgmestre. Une fermeture aurait de lourdes conséquences… Les caméras sont scrutées en temps réel…