Liège L’avenir du site, après le démantèlement de l’aciérie, est au cœur des discussions.

Le futur démantèlement de l’aciérie et la réhabilitation de Chertal sont un des enjeux économiques majeurs à Oupeye, mais aussi pour toute la région liégeoise. Que va-t-il advenir de ce vaste site industriel ?

La mise sous cocon des lieux, qui datait d’il y a cinq ans, s’est terminée il y a peu, à la fin du mois d’avril. Des demandes de rendez-vous ont été échangées entre Arcelor Mittal et les autorités communales oupéyennes, en vue d’une demande de permis pour le projet de démantèlement de l’aciérie.

Du côté du collège communal, on tient à être impliqué à chaque étape de la transformation du site, afin de s’assurer du bon déroulé de l’avancement du dossier. "Nous avons nos conditions, et nous serons stricts sur cet enjeu capital pour notre commune", souligne Serge Filot (PS), bourgmestre d’Oupeye. L’échevin Paul Ernoux (cdH) d’ajouter : "nous souhaitons également impliquer les riverains dans le processus de réhabilitation de Chertal".

Au-delà du projet de démantèlement qui sera présenté, les autorités oupéyennes se penchent sur la reconversion du site, "en étant vigilantes sur la qualité des avants-projets, qui devront respecter le Schéma d’orientation territorial d’Oupeye , relate le bourgmestre, des contacts ont été pris avec Engie, afin d’évoquer un projet de production d’énergies vertes sur le site de Chertal réhabilité, avec l’installation d’au moins trois à quatre éoliennes".

Du côté de la commune, on souhaite qu’à l’avenir des activités industrielles puissent être maintenues le long du canal Albert, que le centre du site soit dédié à de l’économie mixte, avec des éoliennes et des espaces pour les PME, et que la berge côté Meuse soit dédié au tourisme fluvial, avec l’aménagement d’un RAVeL.

Il faudra cependant encore se montrer patient avant de voir les éoliennes remplacer l’usine. Le dossier de la transformation de Chertal, particulièrement complexe, doit encore franchir toute une série d’étapes. À commencer par l’analyse de l’état de pollution des sols, dont les résultats devraient tomber au mois de juin prochain. Ces analyses seront un préalable incontournable pour savoir ce qui pourra être réalisé ou non à l’avenir.

Lucien Demoulin