Ce lundi, il régnait une ambiance particulière dans les rues de Pepinster. Une ambiance d’après-guerre. A certains endroits c’est la désolation complète. Des maisons ont été éventrées ou ont complètement disparu dans les flots.

À d’autres endroits, des bénévoles se démènent pour aider leurs proches mais aussi parfois des inconnus à rendre un visage humain aux endroits. Ici certains ont tout perdu. D’autres ont perdu la vie, emportés par un fleuve meurtrier qu’ils avaient jusque-là côtoyé avec bonheur.

Pour ceux qui restent, rien n’est facile. La ville ressemble à un endroit dévasté par des bombardements. C’est une ambiance de guerre qui règne. Le bruit du nettoyage est ponctué par les sirènes des pompiers. Ces derniers sont appelés pour de nombreuses fuites de gaz qui se déclarent dans des maisons dévastées.

Ailleurs, c’est le silence. Le silence assourdissant. Certaines maisons sont entourées de policiers et de secours. Sur les portes, des autocollants ont été posés par la police. Ici, une affiche est collée sur la porte.

Une affiche et une présence silencieuse de secours qui laissent craindre le pire. Les drames qui se jouent ici ne sont pas terminés. Mais à côté de ces moments tristes, il y a aussi de petites lumières au bout du tunnel. Ces milliers de bénévoles qui viennent aider les sinistrés mettent du baume au cœur. Certains viennent apporter leur force, d’autres amènent du réconfort, des pâtes, de la soupe ou encore des hamburgers offerts par un snack du coin.

Il y a aussi la Croix-Rouge qui sillonne les rues pour soigner les bénévoles qui se sont blessés en nettoyant. En un mot comme en cent, le maître mot ici, c’est la solidarité. Il faudra longtemps pour panser les plaies mais il faut garder espoir.