Benoît Huc, un Liégeois passionné par la nature et les oiseaux a été scandalisé par la scène dont il a été témoin ce mardi, à Oupeye.

Alors qu'il passait dans les environs du Trilogiport, il a été choqué de voir une faucheuse en train de couper des hautes herbes en pleine période de nidification. Cette action a entraîné la destruction de dizaines de nids et la mort de nombreux oiseaux qui s'y trouvaient.

"Dans les hautes herbes, diverses espèces d'oiseaux (protégées, menacées de disparition, etc.) étaient en pleine saison de reproduction. Cette année, on observait un grand nombre d’oiseaux adultes qui, à un rythme effréné, chassaient les insectes pour nourrir leurs jeunes oisillons. On pouvait deviner ceux-ci 'planqués' dans leur nid au sein d’une végétation dont la densité était idéale. Tout se déroulait vraiment bien jusqu'à hier…" écrit-il sur sa page Facebook.

C'est donc scandalisé qu'il a assisté à la scène qui l'a mis hors de lui: "Je suis franchement écœuré par autant de mépris pour la nature ! Nous sommes de nombreux particuliers à faire tout ce qui est possible dans notre jardin pour sauvegarder un peu de biodiversité et, à côté de cela, certains sacrifient des populations d’oiseaux sans la moindre raison."

Il a tenté de connaître les raisons derrière cet acte qu'il qualifie de "génocide": "Renseignements pris, l'ouvrier travaillait en fait pour une firme privée mandatée par le Service Public de Wallonie, direction des voies hydrauliques", explique Benoît.

"Il faut vraiment que l'on m'explique pourquoi, en 2020, le SPF n'est pas encadré par des conseillers environnementaux compétents ayant un minimum de pouvoir décisionnaire. Il ne fallait pas être Einstein pour savoir que dans un mois, la grande majorité des nichées auraient été terminées. Il suffisait d'attendre un peu pour éviter un génocide de plus parmi les oiseaux. Il n'y avait pas même le moindre enjeu agricole pour justifier ce travail. Des pouvoirs publiques ont payé une entreprise pour détruire la nature, ni plus, ni moins", conclut-il dans sa longue publication, visiblement touché.