Comme elle l’avait fait au moment du retour à l’école en avril, suite à l’allongement du congé d’automne, la Ligue de l’enseignement et de l’éducation permanente de Liège, via sa page Facebook, a proposé un sondage Rythmes scolaires à destination des enseignants de l’enseignement obligatoire (maternel, primaire, secondaire). Un sondage qui a connu un vif succès puisque 1 421 réponses ont été collectées, entre le 15 et le 22 novembre.

Depuis de très nombreuses années, les rythmes scolaires de l’enseignement obligatoire sont régulièrement remis en question. Faut-il les maintenir tels quels ? Faut-il les ajuster et, si oui, de quelle façon ? Les avis divergent.

En cette année 2020, synonyme de chamboulements en tout genre, le congé d’automne a été pour la 1re fois allongé (pour les élèves), passant d’une à deux semaines, afin de permettre au corps enseignant de reprendre des forces et de recommencer avec des équipes moins clairsemées.

Concernant une éventuelle compensation de l’allongement du congé d’automne, une majorité d’enseignants (62,4 %) déclarent qu’il ne devrait pas être compensé.

À l’inverse, 20,2 % des enseignants déclarent que l’allongement du congé d’automne devrait être compensé en allongeant l’année scolaire jusqu’au 7 juillet et 16,3 % des enseignants souhaiteraient que l’allongement du congé d’automne soit compensé en débutant l’année scolaire 2021-2022 dès le 25 août.

Seuls 1,1 % des enseignants plaident pour une compensation de l’allongement du congé d’automne via la suppression de la 2e semaine des vacances de printemps.

Les enseignants se sont aussi exprimés quant à la perspective d’allonger cette année le congé de détente (Carnaval) d’une semaine. Alors que 14,4 % d’entre eux n’ont pas d’avis, ils sont un peu plus de la moitié à répondre positivement (54,3 %) et environ un tiers à y être défavorables (31,4 %).

Les enseignants désireux d’allonger ce congé (771 enseignants) ont des opinions éparses s’agissant d’une éventuelle compensation. En effet, chacune des options proposées - allonger l’année scolaire 2020-2021 (26,3 %), avancer la rentrée 2021-2022 (36,4 %), ne pas compenser (37,2 %) - a reçu environ un tiers des suffrages, avec toutefois une majorité pour cette dernière.

Pour ce qui est de la révision du calendrier prévue par le Pacte pour un enseignement d’excellence, (à savoir d’alterner systématiquement 7 semaines de cours et 2 semaines de congé) 58,8 % des enseignants répondent favorablement, 32,7 % défavorablement et 8,6 % sont sans avis.

Parmi les quasi deux tiers d’enseignants à s’être prononcés en faveur de cette révision, une très large majorité (81,4 %) a retenu la proposition de terminer l’année scolaire aux alentours du 7 juillet et débuter la suivante aux alentours du 25 août. Ils sont en revanche peu nombreux à souhaiter voir l’année scolaire s’allonger de deux semaines en juillet (9,6 %) ou de la commencer deux semaines plus tôt, en août (3,5 %). Reste 5,5 % d’entre eux à formuler d’autres propositions parmi lesquelles se dégage celle d’allonger chaque journée d’une demi-heure, à l’exception des mercredis.