"Il existe une véritable tradition en termes de participation citoyenne à Crisnée". D’emblée, le ton était donné ce jeudi par le député-bourgmestre Philippe Goffin (MR).

Il s’agissait pour ce dernier, entouré des autres membres du collège communal, de faire le point sur cette thématique. Laquelle est parfois mise à toutes les sauces mais serait une réalité à Crisnée.

C’est en tout cas le message plutôt positif qu’ont voulu faire passer les édiles en ce début d’année. Et de faire notamment référence au conseil communal qui est mis en ligne depuis longtemps.

"La crise du Covid-19 a bouleversé les choses", a reconnu Philippe Goffin. Lequel a encore évoqué un système de caméras désormais opérationnel et permettant aux citoyens de le suivre à distance.

"La volonté de faire participer les citoyens n’est pas neuve", a-t-il été souligné. Et de mettre en avant les exemples qui sont constitués par les consultations relatives aux places de villages de Fize et d’Odeur.

L’objectif affiché par les autorités communales est également d’utiliser au maximum les outils légaux tels que la CCATM ou encore les enquêtes publiques en recourant à des consultations volontaires.

C’est ainsi que des outils spécifiquement imaginés par la commune ont été mis sur pied. Ce fut le cas des propositions d’intérêt communal, soit un instrument encore non utilisé.

Tout cela sans oublier des interpellations citoyennes prévues par la loi, lesquelles n’ont toutefois pas été nombreuses. Et ce malgré un cas récent relatif à l’urbanisme qui a fait jaser.

Dans une optique de tordre aussi le cou aux "fake news" et dans la lignée "livres blancs", il a été décidé de lancer des "dialogues citoyens". Et ce sur les matières de la mobilité, de l’urbanisme, de l’agriculture et de l’aide aux personnes. Dès le 21 mars, les citoyens dès l’âge de 16 ans seront invités à poser leurs questions et à donner leurs avis sur base d’un état des lieux préalable. Le but final étant de faire de Crisnée "un laboratoire" en la matière.