Il y avait du monde place Saint-Paul malgré les conditions exceptionnelles imposées par la crise sanitaire. Dans une ambiance détendue et animée par un ensemble musical, la FGTB Liège-Huy-Waremme avait monté son podium en face des bureaux de son siège local. Comme à l'accoutumée un 1er mai, le syndicat des travailleurs a tenu à fêter cette journée "qui commémore les luttes passées des travailleurs et travailleuses. Et appelle aussi à décrocher de nouvelles conquêtes !", a déclaré le président de la FGTB Liège-Huy-Waremme Joël Thône qui a pris la parole vers 11h30 devant une cinquantaine d'affiliés présents sur la place, avec masque et distanciation sociale.

"En ce moment, nous sommes engagés dans une lutte, la plus juste des luttes. L’accord interprofessionnel qui conditionne tous les 2 ans nos augmentations salariales et certaines conditions de travail !", a-t-il souligné. Avec des revendications claires : "Une marge salariale indicative et pas limitée au misérable 0.4% que le patronat nous proposait. Parce que tous les secteurs n’ont pas subi la crise sanitaire de la même manière. Un salaire minimum à 14 euros grâce à la constitution d’un fonds de solidarité.
Une amélioration des régimes de fins de carrière. Et une liaison du montant des allocations sociales à l'évolution des salaires (enveloppe Bien-être) négociée indépendamment de l'AIP"
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Une dernière revendication obtenue "grâce à nos trois journées de mobilisation dont, point culminant, une grève générale interprofessionnelle le 29 mars rassemblant les secteurs privés et publics. C’est une victoire importante, une première depuis 15 ans ! Grâce à nous, ce sont des pensionnés, des travailleurs malade ou en recherche d’emploi qui verront le montant de leurs allocations s’améliorer. Et c’est bien nécessaire."

"Mais les patrons ne veulent rien lâcher de plus !" Rien sur les régimes de fin de carrières, sur le salaire minimum..., a fustigé le président. "Rien de plus que 0.4% d’augmentation salariale ! Sauf peut-être dans certains secteurs. Là où ils s’en sont mis plein la poche pendant la crise sanitaire".

Appliquer la loi 96

"Depuis 1996, nous voulons la fin de la modération salariale et le retour d’une justice sociale !" Et d'appeler les actionnaires, capitalistes et rentiers à aussi se serrer la ceinture. "L’article 14 de la loi de 96 permet de limiter l’augmentation de leurs revenus. Ils n’ont jamais voulu l’appliquer. C’est ça qui doit changer ! Et c’est pour ça que nous sommes ici ce 1er mai 2021. Pour une justice sociale en faveur des travailleurs et travailleuses".