Jeudi dernier, une importante opération policière a été menée dans le secteur de la construction liégeois. Cette opération s’était soldée par l’interpellation de cinq personnes en Belgique et trois autres en Roumanie.

Si les trois Roumains ont fait usage de leur droit au silence, les "Belges" ont, nous dit-on, collaborer avec les enquêteurs. On apprend ce lundi que toutes ont été libérées, sans condition et apparemment sans inculpation.

Jeudi, une opération d’envergure a été menée conjointement par une septantaine de personnes issues de la police judiciaire fédérale de Liège et de l’inspection sociale. Plusieurs perquisitions ont ainsi été menées simultanément en Belgique, au grand-duché du Luxembourg et en Roumanie.

C’est perquisitions font suite à un dossier ouvert voici deux ans qui vise ce que l’on appelle du "dumping social". En 2019, les services de l’ONSS ont procédé à des vérifications relatives au détachement de travailleurs en Belgique. Ces vérifications ont révélé, selon le parquet de Liège, des indices de fraude sociale grave et organisée concernant plusieurs centaines de travailleurs d’origine étrangère, en région liégeoise. Le préjudice de la fraude, d’une ampleur certaine, est évalué à un montant minimal de l’ordre de plus de quatre millions d’euros depuis 2017. L’auditorat du travail a mis le dossier à l’instruction fin février 2020.

D’autres devoirs d’enquête seront nécessaires afin d’examiner la version des faits des personnes suspectées.