Durant la saison 2010, 112 bateaux de passage ont été comptabilisés au port de plaisance de Visé et en 2011, ils étaient 119 contre 81 en 2012 et, seulement, 43 en 2013 ! Pourquoi une telle baisse de régime ? Pour Jean-Marie Raes, gestionnaire du port, la fermeture prolongée de l’écluse de Visé et ses horaires light n’y sont pas étrangers.

Alors qu’en 2012, de nouveaux horaires d’ouverture (plus restreints) étaient imposés à l’écluse, depuis juin 2013, l’écluse est purement et simplement fermée. En cause ? "Une panne due à la vétusté de l’outil", dénonce le gestionnaire du port, qui subit de plein fouet cet arrêt forcé.

Moins connue que celles de Lanaye ou d’Ivoz Ramet, l’écluse de Visé joue en effet un rôle primordial dans le transit de bateaux touristiques. "Nous avons une cinquantaine de bateaux en stationnement mais aussi de nombreux bateaux de passage", explique Jean-Marie Raes. "En juin 2013 toutefois, un élément du dispositif mécanique de manœu- vre des portes a cédé. Il s’agit d’une pièce métallique qui a rouillé, cela ne doit pas coûter des millions pour la remplacer quand même ?"

Le souci ? Avec la fermeture de l’écluse, le port de plaisance de Visé se retrouve dans un véritable cul-de-sac. En effet, pour les bateaux qui désirent se rendre à Maastricht, un passage par le canal Albert est obligatoire puisque la navigation sur la Meuse est interdite entre Visé et Maastricht. Sans cette écluse, il faut donc pénétrer dans le Canal Albert à Liège, "depuis Visé, cela fait un détour de 2 h 30 au lieu d’un quart d’heure puisqu’il y a 20 km à parcourir à du 7-8 km/h", constate Jean-Marie Raes.

Las de voir le port se transformer en "garage à bateaux", Jean-Marie Raes a interpellé les autorités wallonnes mais n’a, pour l’heure, pas eu de réponse apaisante. Ce qu’il réclame est simple : "la rénovation complète de l’écluse qui fut promise il y a quelques années déjà".