Cela fait un peu plus d’un an que Rodrigue Demeuse et Samuel Cogolati, soit deux élus hutois, siègent respectivement au sein du Parlement wallon et du Parlement fédéral.

Parmi les priorités de ces écologistes, également conseillers communaux à Huy, figure la sortie du nucléaire. Laquelle représente selon ces derniers "un enjeu majeur pour l’arrondissement de Huy-Waremme".

En forme de premier bilan de leur action et alors que le sujet figure au cœur de l’actualité, les deux députés ont présenté ce vendredi un plan en trois axes. "Il est nécessaire de préparer l’avenir et de construire l’après-nucléaire", ont-ils souligné d’emblée.

Premier axe de ce plan qui est décliné au niveau local mais aussi régional et fédéral : l’accompagnement social. Et ce en l’espèce de l’ensemble des travailleurs concernés, soit environ 1 000 personnes gravitant autour de la centrale de Tihange.

Deux priorités sont évoquées par les écologistes, à savoir aucune suppression d’emploi ainsi que la création de nouvelles filières de démantèlement. La mise en œuvre rapide d’un plan social, prévu dans la loi de sortie du nucléaire et dans l’accord dit de stabilité de 1962, est souhaitée.

Et Rodrigue Demeuse, exemples à l’appui dont celui récent de la centrale électrique des Awirs, de rappeler que "le reclassement du personnel constitue une obligation pour l’exploitant".

Concernant le démantèlement, lequel est prévu dès 2023, il constitue selon ce dernier "une opportunité", en termes notamment de création d’emplois. Le député compte d’ailleurs interroger d’ici peu la ministre régionale de l’Emploi à ce sujet.

De son côté, Samuel Cogolati a insisté sur le caractère jugé "extrêmement sensible" d’une telle opération. Et de faire référence aux montants provisionnés par Engie à cette fin, jugés trop faibles eu égard à ce qui se fait ailleurs, d’où la proposition d’Ecolo de sécuriser ces fonds.

Le risque étant que ce soit le contribuable qui paye la facture. "Il faut prévoir un démantèlement immédiat dans la loi", plaide-t-il, appelant aussi à "un retour au green field". La volonté étant celle d’une transition écologique et économique de l’arrondissement.

Bruno Boutsen