Mercredi, le conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) a présenté son rapport sur les conditions de détention et de soins à l’établissement de défense sociale de Paifve (EDS). Les dysfonctionnements qui y sont pointés du doigt, la CSC Services publics les dénonce depuis de nombreuses années. Elle a multiplié les appels à l’aide, en vain !

«Nous n’avons cessé de mettre en avant le manque de personnel médical mais sans résultat», déplorent les délégués CSC de l’EDS.

La construction, éventuelle, d’un centre de psychiatrie légale ne doit pas occulter les problèmes récurrents actuels. Le manque de moyens médicaux a un impact énorme sur les conditions de travail du personnel comme il nuit à la santé de la population internée, avec malheureusement, des situations extrêmement tendues.

Depuis 2018, la promesse d’un cadre médical suffisant a été faite. Pourtant, à ce jour, les heures de présence de psychiatres ne sont toujours pas suffisantes : +/- 40 heures par semaine pour 198 internés ! Et il est toujours impossible d’assurer une présence infirmière 24h sur 24.

En attendant, le personnel en place est toujours abandonné à son sort au même titre que les internés.

De même, les dossiers "infrastructures" concernant l’institution ne sont jamais traités de manière prioritaire.

Au regard des intentions qui figurent dans l’accord de gouvernement, la CSC Services publics espère que le dossier de l’EDS de Paifve sera enfin traité en urgence !