Fadi a écopé de quinze mois de prison avec sursis pour avoir séquestré, menacé et violemment frappé son épouse. L’homme et son épouse, des réfugiés palestiniens, sont arrivés en Belgique en novembre 2019. 

La dame s’est rapidement plaint du traitement que lui réserve son mari. Elle aurait été victime de plusieurs scènes de violence particulièrement graves. Elle a également expliqué ne pas être libre de ses mouvements, ce qui a été confirmé lors d‘une intervention de la police puisque la dame était séquestrée dans son propre domicile. "Elle peut sortir, mais elle doit être docile", a indiqué Fadi lors de sa comparution détenu devant le tribunal.

 "Si elle veut sortir, elle doit d’abord faire ce que j’ai décidé. C’est l’homme, la priorité. Elle doit me demander mon avis." Le prévenu doit répondre de lui avoir porté des coups le 1er janvier 2020. La victime a subi une incapacité de travail de 11 jours. Elle a expliqué avoir été notamment menacée d’un couteau. Elle a " Je suis en tort, mais je ne l'ai pas frappée", a déclaré le détenu.

En août, c’est un témoin qui a appelé les secours. La police a constaté que la victime était séquestrée. La jeune femme avait une nouvelle fois des traces de coups. Après cette scène son mari lui aurait dit que comme la police n’avait rien fait pour elle, il allait continuer à s’occuper d’elle. Il lui a également dit qu’il était un membre du Hamas et l’a menacée, ainsi que sa famille de représailles. Le 27 septembre, la dame a une nouvelle fois été victime de coups. 

Le parquet a rappelé les devoirs de l’homme qui est arrivé en Belgique sous protection internationale. "Le prévenu doit respecter les femmes et sa femme en particulier. les hommes et les femmes sont égaux." Le tribunal a estimé les préventions établies.