La mère de famille encourt un an de prison après avoir soustrait son enfant aux visites.

Fin 2002, Tina a eu un garçon avec un Liégeois. Le couple s’est séparé. Le 24 juin 2014, la cour d’appel de Liège a accordé le droit d’hébergement secondaire au papa. Le 6 janvier 2015, Tina a quitté la Belgique avec l’enfant, soustrayant le père à son droit de visite.

Le 19 mai 2015, la cour d’appel a fixé le droit d’hébergement secondaire du papa sous peine d’astreinte. Mais il n’a pu voir son garçon que fin de l’année 2015 depuis que la mère est retournée au Danemark avec lui et est bien décidée à ne pas se soumettre aux décisions judiciaires belges.

L’enfant a à présent 18 ans et refuse de revoir son père. Par défaut, le tribunal a relevé que : "La prévenue ne démontre pas qu’elle se serait trouvée dans une situation rendant impossible le respect des droits du père tels qu’établis par plusieurs décisions de justice. Il ne lui appartenait pas de faire justice elle-même."

Les juges ont regretté qu’elle "prive le père et l’enfant d’une relation réciproque régulière et positive, ce qui est préjudiciable à leur équilibre respectif".

Tina avait écopé d’un an de prison ferme.

En opposition, l’avocate de la mère a relevé que le père de l’enfant avait été reconnu coupable de harcèlement et de coups et blessures sur la mère de son fils. Elle a expliqué que le père savait qu’elle avait toujours eu l’intention de repartir au Danemark avec l’enfant.

Le parquet a estimé la prévention établie.