Le tribunal correctionnel de Liège vient de condamner une jeune fille à une peine de six mois de prison avec sursis pour avoir commis des vols et notamment avoir volé des cartes de banque à des dames âgées entre cinquante-deux et septante ans. Le tribunal vient d’estimer que l’âge ne pouvait pas être à lui seul un signe de vulnérabilité. "Une dame de 70 ans ne peut être considérée, à l’heure actuelle, sans aucune autre considération particulière, comme étant particulièrement vulnérable", estime le tribunal.

Le 19 septembre 2015, deux jeunes filles adultes et une mineure d’âge sont interpellées alors qu’elles quittent une grande surface située à proximité de Liège. Les intéressées, sans revenus légaux, transportaient pas moins de 920,20 euros en liquide sur elles. Cette somme a été saisie. Une des jeunes filles a déclaré qu’elle ne connaissait pas les autres avec qui elle a pourtant été arrêtée. Elle nie les vols qui lui sont reprochés dans le magasin, mais déclare qu’elle a réalisé des retraits avec une carte de banque qui lui a été donnée par une des jeunes filles. Elle a réalisé un retrait de 250 euros et a prétendu qu’elle croyait qu’il s’agissait de la carte de l’une d’elles. "Elle a menti du début à la fin de son audition qui n’a aucun sens", indique le tribunal. La suspecte a fini par reconnaître les faits. Elle a été incarcérée. Elle a versé une caution de 7 500 euros pour être libérée. Elle a disparu dans la nature et n’a pas comparu devant le tribunal correctionnel. Elle avait été condamnée à 6 mois de prison ferme par défaut et vient de faire opposition.

Elle devait répondre d’avoir, avec ses complices, dérobé quatre cartes de banque dans toute la province de Liège. Chacune de leurs victimes était une dame âgée entre 52 et 70 ans.

D’après un stratagème bien établi, certaines faisaient diversion pendant que d’autres dérobaient les cartes après avoir vu le code secret.

En tout, les voleuses ont réussi à s’emparer d’un montant total de près de 10 000 euros sur les comptes des victimes. Le tribunal a retenu la circonstance que les faits ont été commis en association, mais également le dépassement du délai raisonnable.