Depuis son plus jeune âge, Damien Leboutte voulait être juge d’instruction. Il n’est pas tombé si loin que cela puisque cet Engissois d’origine est aujourd’hui magistrat et assure la direction de la division de Liège du parquet du procureur du Roi.

Gamin, l’homme aujourd’hui âgé de 42 ans a connu une scolarité classique. "Je suis allé à l’école communale d’Engis, puis à l’abbaye de Flône avant de fréquenter le collège Saint-Servais, à Liège. Honnêtement, j’étais un bon élève, calme et studieux. Arrivé à l’université, je suis devenu un peu plus guindailleur, mais dans des proportions acceptables."

Même si cette envie de magistrature le travaillait au corps, Damien Leboutte a hésité un temps à entreprendre des études de pharmacie. "Pas longtemps en fait, mes capacités en sciences ont fait le choix à ma place. C’est vrai, je voulais être juge d’instruction. J’ai fait le droit, sans jamais vouloir devenir avocat. Mais bon, pour être magistrat il faut d’abord passer par le barreau. Je suis alors allé travailler au cabinet de Michel Franchimont. J’y suis resté 4 ans. J’ai ensuite réussi le concours de la magistrature et je suis entré au parquet. Là, j’ai trouvé une bonne ambiance de travail."

En 2005, le jeune magistrat est nommé à Verviers. "J’habitais à l’époque à 500 mètres du palais de justice de Liège ! Je suis vite allé acheter une voiture pour pouvoir faire les déplacements !"

Il restera 12 ans à Verviers où il touchera à toutes les matières et ce, avant d’être nommé procureur de division à Liège.

Hiérarchie

"Cela peut paraître étrange, mais à tous les échelons que j’ai occupés, je me suis toujours senti à l’aise avec l’autorité et la hiérarchie d’un parquet. En plus, j’aime travailler en équipe. J’aime ce métier où l’on représente la société et, sans hésitation, je préfère être du côté des victimes. Si j’avais été avocat, j’aurais vraiment eu du mal à me battre pour faire acquitter des personnes que j’aurais su coupables."

Même s’il s’y consacre plus qu’il ne le devrait, il n’a pas que le travail dans sa vie. Ainsi, ce fan de musique aux goûts éclectiques, amateur de photo et d’ukulélé est marié à une femme médecin qui s’occupe beaucoup de bien-être au travail. Il est aussi le papa de trois filles. Comme les chiens ne font pas des chats, la première entreprend des études de médecine, la seconde en rhéto voulant faire le droit.

Procureur de division pour les trois prochaines années encore, Damien Leboutte n’a pas de projet bien défini, mais toujours dans la magistrature en tout cas.

Le questonnaire décalé

Le procureur de division s’est prêté au jeu du questionnaire décalé. Damien Leboutte, parlez-nous de votre…

Première cuite ?

Peut-être pas nécessairement la première, mais la première mémorable, c’était en voyage rétho à Egine.

Premier bulletin ?

En primaire, à l’époque j’étais studieux et il était plutôt bon, par après ce fut autre chose.

Dernier concert ?

Covid oblige, ça fait beaucoup trop longtemps, Fisher Z au Reflektor et The Watch à la ferme du Biéreau.

Dernière folie ?

Pas grand-chose depuis plus d’un an…

Dernier achat compulsif ?

Une nouvelle guitare électrique et un nouvel ampli.

Le pire cauchemar ?

Être dans une voiture dont je ne tiens pas le volant et pourtant ça arrive parfois.

La pire phobie ?

Les souris, c’est impossible pour moi.

L’objet dont vous ne vous séparez jamais ?

Mon smartphone.

Que trouvera-t-on toujours dans votre frigo ?

Des yaourts aux pêches et une bouteille de vin.

Quelle femme (homme) pourrait vous faire craquer ?

Mon épouse évidemment sinon je n’en vois pas vraiment.

Votre passe-temps favori ?

La musique et le bricolage, deux choses qui me vident l’esprit.

Le truc le plus fou que vous avez fait ?

Selon mes amis, avoir déménagé en ville après 16 ans de vie à la campagne.

Avec qui un dîner en tête-à-tête ?

André Comte-Sponville ou Mark Knopfler (du groupe Dire Straits).

Quel poster ornait votre chambre d’ado ?

Sherilyn Fenn.

Le rêve le plus fou ?

Ouvrir un petit hôtel à l’étranger.

Quel est votre film culte ?

Le Prénom.