Eric Van Brabant, nouveau président du CPAS de Seraing

Jérôme Jacot Publié le - Mis à jour le

Liège

Ce dernier conseil communal de la législature n'a guère plu à l'opposition

Alors que Sclessin surchauffait rive gauche face au leader de la Liga, juste en face dans l'ancienne maison communale d'Ougrée, l'atmosphère était à peine moins tendue pour le dernier conseil communal de la mandature à Seraing. Des gilets jaunes arrivés un « peu par hasard » et peut-être beaucoup « sur invitation » - bien que Damien Robert s'en soit défendu – et une opposition remontée sur la convocation.

"Une farce", assénait d'ailleurs Fabian Culot, le chef de groupe du MR qui fustigeait d'une part l'agenda, le coût de cette réunion mais surtout la raison de celle-ci à savoir "un avenant au pacte de majorité afin de changer de président de CPAS au lieu de laisser un Ecolo présider l'institution pour une durée temporaire."

Une intervention saluée par le PTB qui la rejoignait mais qui contestait avec véhémence le choix du nouveau président en la personne d'Eric Van Brabant "qui a touché plus de 120.000 euros/brut en participant aux comités de secteur. Ce n'est pas une attaque personnelle mais un choix politique qui a d'ailleurs été critiqué par une grande partie de la population dans les urnes", a rappelé Damien Robert qui a aussi souligne "l'impossibilité symbolique pour le PS d'accepter une telle situation."

Et Ecolo, d'enchaîner évidemment pour l'un des siens, Henri Nelisse "qui aurait ainsi pu terminer de bien belle façon sa carrière. Il a été conseiller de l'action sociale durant 18 ans et connait bien l'institution. Il n'aurait pas eu le temps de la réformer ni de la mettre par terre en un mois", arguait Paul Ancion.

Alain Mathot se défendait de ce changement pour justifier ce conseil et avançait le vote du budget  "qui ne sera donc pas celui de la future majorité. On aurait pu le voter le 17 décembre prochain", soulignait Fabian Culot. "Je te le jure sur la tête de mes enfants", répliquait le bourgmestre qui admettait cependant qu'il aurait trouvé curieux de voir un Ecolo faire partie du collège durant un mois. Enfin... on y arrivait. Mais c'était juste pour assurer "la continuité du pouvoir."

Jérôme Jacot