Sébastien Lacrosse, patron du Solvay, au Thier-à-Liège, a reçu la chope d’or

LIÈGE “Sébastien ? C’est un enfant du quartier, je le connais bien, c’est vraiment un ami. Ici au Solvay, les gens viennent pour cette belle diversité… on vient ici pour l’ambiance. L’ambiance qu’il met.”

Pour ce client (habitué) comme pour les nombreux Liégeois qui avaient fait le déplacement, ce jeudi matin, au café Le Solvay, situé sur les hauteurs du boulevard Ernest Solvay, au Thier-à-Liège, la récompense reçue par Sébastien Lacrosse était une évidence. Le lauréat du jour, patron du café, qui a reçu la chope d’or (12e édition), n’en était pas moins ému lorsque la fameuse choppe lui fut remise.

Pas de doute, en effet, le discours de Sébastien est avant tout dirigé vers sa clientèle. C’est à elle que s’adressaient d’ailleurs les derniers mots de son discours : “je la remercie de tout mon cœur. Sans elle, je ne serais pas là aujourd’hui” .

Sébastien est en effet un enfant du quartier. “J’ai 42 ans et j’ai grandi au Thier-à-Liège mais j’ai repris le café il y a 13 ans déjà.” Sa formation fut la meilleure, “j’ai vraiment appris sur le tas” . Comme il le souligne, c’est à la taverne du GB de Rocourt qu’il a “fait ses armes” .

Mais surtout, il aime ce qu’il fait. “Je sers la bière selon les règles du BSB, le bon service de bière. Il y a un angle à respecter et il ne faut pas que le verre soit en contact avec la pompe” … notamment.

Signe manifeste du savoir-faire du patron : “Je fais partie du jury du meilleur serveur de bières pour Stella” . Excusez du peu…

Ce prix toutefois, il ne s’y attendait pas, et pour cause, le jury passe toujours incognito. “Nous choisissons les cafés un peu par hasard au départ mais il y a quand même des règles” , explique Joël Leclercq, grand maître de la confrérie Le Bon Métier des brasseurs. “On reste sur Liège et il faut aussi que la devanture soit accueillante.”

Une fois à l’intérieur, c’est donc en clients anonymes que les membres de la confrérie commandent une bière (ou plusieurs). Outre le service, l’accueil du patron compte évidemment. “Ici, c’est la 3e fois qu’il est candidat sans le savoir” … Sa régularité aura donc payé. Mais il ne compte pas lâcher la pression pour autant…



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