Liège Le parquet a requis jusqu’à 2 ans de prison à l’encontre des corps de métier.

Le tribunal correctionnel de Liège a repris l’audience concernant la terrible explosion qui s’est déroulée à Soumagne le 29 juin 2010 et a provoqué la mort de trois personnes.

Les habitants des lieux, Rosa Mancini et son époux Patrice Le Gad, mais aussi, Pierre Jason, un chauffagiste, ont perdu la vie lors d’une explosion qui a soufflé le 148 de la rue Célestin Damblon. Peu avant, Rosa Mancini avait senti une forte odeur de gaz. Son mari est arrivé sur place avec le chauffagiste.

Les deux hommes sont descendus à la cave pendant que la dame allait conduire ses deux enfants chez les voisins.

Lorsqu’elle est revenue, une énorme explosion s’est produite. Un expert a estimé que "l’explosion chimique résulte de la réaction d’oxydation d’un mélange de combustibles en phase gazeuse. Le propane constitue le seul combustible gazeux qui se trouvait dans l’immeuble. L’explosion résulte par conséquent de l’oxydation rapide d’un mélange inflammable de gaz propane dans l’air. Une nappe de gaz a été formée et le seuil de concentration minimal d’explosivité a pu être atteint en raison du confinement de la fuite de gaz à l’intérieur de la cave et de l’absence de ventilation naturelle/forcée".

Un architecte-expert a tempéré cette analyse. "Aucune norme ni loi n’oblige à ventiler une cave", a-t-il précisé. "Alors que le schéma de canalisation n’avait pas été réalisé, une personne, non identifiée, a ouvert la vanne et enlevé le scellé. Le tuyau qui entrait dans la gaine n’avait pas été resserré de manière étanche."

Un homme agréé pour réaliser les contrôles a indiqué qu’il n’y avait pas eu de test de tuyauterie car le premier schéma n’avait pas été rentré. L’administrateur de la société qui a fourni la citerne a déclaré : "M. Le Gad voulait tout faire lui-même."

Une affirmation démentie par des e-mails et des documents retrouvés après l’explosion. Les avocats ont souligné que le chauffeur qui a réalisé la seconde livraison de gaz avait constaté que les scellés du robinet de service étaient cassés.

Le parquet a requis jusqu’à 2 ans de prison.