Des bus à haut niveau de service, vers Seraing et vers Herstal, respectivement au départ de Sclessin et Coronmeuse, soit les deux "terminus" du tram de Liège en cours de construction (inauguration théorique en mai 2023)… tel est l’idée qui fut récemment évoquée par le ministre wallon de la Mobilité Philippe Henry.

Si l’option semble positive puisqu’il s’agirait de garantir une offre de qualité en termes de transport en commun sur l’axe Seraing-Liège-Herstal, certains craignent que celle-ci reporte aux calendes grecques les extensions du tram initialement prévues dans le projet, vers Jemeppe et Herstal donc…

Lors de ses vœux, ce lundi, le ministre (et bourgmestre en titre de Herstal) Frédéric Daerden a quant à lui plaidé pour la double extension, grâce à un financement multiple.

En effet, quant au fait de ne pas réaliser les deux extensions voire juste une des deux, le ministre herstalien estime qu’il faut clairement "éviter de dénaturer ce projet de métropole", même s’il reconnaît que le tronçon herstalien serait "moins facile à réaliser" ; ce dernier nécessitant plus d’expropriations, "surtout au-delà de la place Licourt". Du côté de Seraing en effet, le tracé entre Sclessin est le pont de Seraing est rectiligne et nécessite peu voire aucune expropriation.

Un financement multiple jugé nécessaire

Sur la question du financement, le nerf de la guerre, Frédéric Daerden évoque un montant nécessaire de 160 à 170 millions d’euros, soit beaucoup moins que le premier tronçon donc… mais une somme quand même, qu’il faut encore "trouver". Pour ce faire, les fonds Feder (européens) sont jugés insuffisants, raison pour laquelle le ministre évoque la nécessité de passer "la rampe du plan de relance".

Une indication intéressante en cas de recours à ce plan européen déjà, ces balises en termes de timing : un engagement financier avant fin 2023 et une réalisation avant fin 2026. L’urgence est (presque) de mise.