Terrible nouvelle pour l’Horeca liégeois, le célèbre établissement Le Brasilia, installé rue Pont d’Avroy depuis plus d’un demi-siècle, est en passe de fermer ses portes. Comme l’annoncent en effet nos confrères de Sudpresse, les gérants sont contraints de mettre la clé sous le paillasson… nul besoin de préciser que la crise sanitaire et, surtout, les confinements à répétition, ont contribué à faire plonger cette institution connue de tous les Liégeois. On pourrait craindre qu’il s’agit du premier d’une série noire bien prévisible mais, comme nous l’indiquait ce mardi Jean-Luc Vasseur, président de l’ASBL Commerce Liégeois, "ce n’est pas le premier". Et sans doute pas le dernier donc…

Le Brasilia, c’est pourtant un établissement connu de tous à Liège, qui n’en est pas à son premier "service" en Cité ardente, un passage obligé pour tout oiseau de nuit. L’enseigne en place depuis plus de 50 ans est en effet connue pour sustenter ses clients, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24… Quel Liégeois n’a jamais mangé un boulet frites à 4 h du matin au Brasila en sortant du Carré, dans cette ambiance atypique, mélange d’un wagon-restaurant et d’une cale de bateau ?

Le Brasilia, c’est aussi une histoire de famille puisque Joëlle avait repris l’affaire voici plus de 25 ans, avant de la céder il y a quelques années à sa sœur et son beau-frère… L’aveu de faillite de cette référence est un signe manifeste que l’Horeca liégeois est au bord du gouffre…

"Ici, ce n’est pas un petit indépendant qui est contraint de fermer", observe Jean-Luc Vasseur, "ce sont les grandes institutions liégeoises qui sont touchées. Il faut aussi penser au personnel. L’Horeca liégeois est en train de vivre une catastrophe économique". Comme nous l’indiquait il y a peu Freddo Rinné, président de l’ASBL HoreCarré, si les faillites sont encore peu nombreuses, c’est aussi parce que le "victimes" sont toujours dans le coma. Mais le réveil risque d’être particulièrement douloureux.