Une habitante de Wanze, qui était directrice d’une école située à Ferrières en province de Liège âgée de 56 ans, pourrait bénéficier d’une suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel de Liège après avoir dérobé la caisse de l’école qui contenait pas moins de 1 200 euros… La dame était enseignante. Elle a suivi une formation pour devenir directrice. En avril 2017, elle a été placée à la tête d’une école située à Ferrières. L’intéressée connaissait des problèmes psychologiques, mais également de graves problèmes financiers. En effet, elle était sous le coup d’une médiation de dettes tant elle ne parvenait pas à honorer toutes ses créances. Il n’aura pas fallu longtemps pour qu’elle s’empare de la caisse de l’école. En effet, au mois de juin, donc trois mois après son engagement, elle est repartie avec l’argent récolté pendant l'année. Elle a déclaré qu’elle allait mettre la caisse en sécurité dans le coffre-fort d’un membre de sa famille… 

En septembre, à la rentrée, la directrice est revenue, mais sans l’argent. En février 2018, la directrice a été mise à l’arrêt parce qu’elle avait des problèmes psychologiques. C’est la nouvelle directrice qui a découvert le pot-aux-roses. L’ancienne directrice a été interrogée concernant ces faits. Elle a d’abord prétendu qu’elle avait rendu l’argent, mais une rapide vérification a permis de démentir cette version. L’école lui a alors proposé un plan d’apurement, mais la quinquagénaire n’a pas réussi à honorer cette proposition. Les faits ont été dénoncés à la justice. 

Durant la procédure et juste avant son passage devant le tribunal, son compagnon a payé la somme que la dame devait à l’école. L’école ne s’est donc pas constituée partie civile et l’avocate de la prévenue a fourni une preuve que le versement avait été fait sur le compte de l’école. “Je n’étais pas bien à l’époque”, a indiqué la prévenue. “Je ne payais plus rien, même les factures de chez moi. Depuis, la somme a été remboursée. J’étais en règlement collectif de dettes. J’ai fait trop d’achats et mon filleul était drogué. Il venait régulièrement à mon domicile me demander de l’argent.” La prévenue n’a que des antécédents de roulage à son actif. Le parquet a estimé qu’il ne fallait pas déclasser cette personne qui est redevenue institutrice depuis les faits. La défense a également plaidé cette mesure de clémence. Le jugement sera prononcé le mois prochain.