Début septembre, la bourgmestre de Flémalle, Isabelle Simonis, signait un arrêté visant à interdire l'accès au parc du château communal durant la nuit, soit de 20 h à 6 h du matin. Un acte posé à la demande du chef de corps de la police locale, qui lui avait rapporté des nuisances générées par des rassemblements de personnes. Des nuisances qui ont donné lieu à des plaintes et à l'intervention de la police à plusieurs reprises.

Ces plaintes faisaient état de rassemblements de personnes dans le parc et aux abords, en soirée et la nuit. Des personnes dont le comportement était qualifié d'agressif, voire violent! Cet arrêté autorise les forces de l'ordre à procéder de manière systématique à des contrôles d'identité dans le parc et aux abords.

On se souvient notamment de cette vidéo postée sur les réseaux sociaux que nous avions partagée et qui visait à donner un aperçu des conditions de travail des pompiers et ambulanciers en poste à la caserne juste en face du parc... Dans cette vidéo, on y entend non seulement les nuisances sonores que ces rassemblements génèrent mais on y constate également que les pompiers ont été amenés à éteindre un incendie dans un conteneur...

Cet arrêté, dès le départ, a été signé pour une durée de 3 mois. La mesure est donc en vigueur jusqu'au 3 décembre prochain et n'a donc pas, comme certains le font circuler, été prolongée...

Qu'en est-il à ce stade? Si elle admet qu'il est difficile d'établir un lien de cause à effet, la bourgmestre précise néanmoins que "les choses semblent s'apaiser". "Ils ne s'y réunissent plus nécessairement", ajoute-t-elle. Et de préciser qu'il s'agit de personnes majeures et mineures, bien connues des services de police.

Si de nombreux citoyens et riverains ont salué l'initiative, d'autres n'ont pas franchement apprécié cette mesure d'interdiction d'accès au parc... Notamment parce que ces personnes ont apparemment l'habitude d'aller y promener leur chien en soirée...

"Un système de dérogation a été mis en place. Un formulaire est disponible à l'administration", indique Isabelle Simonis.