Un habitant de Flémalle âgé de 71 ans, a écopé d'une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire pour avoir fait subir à sa fille majeure un attentat à la pudeur. En réalité, l'intéressé a touché l'entrejambe de sa fille alors que celle-ci se trouvait dos à lui.

Le 8 mars 2019, une dame est venue se présenter au commissariat pour déposer plainte à l'encontre de son père pour des faits qu'elle qualifie de tentative de viol.

Elle a expliqué aux policiers qu'elle résidait habituellement en France, mais revenait en Belgique durant les vacances scolaires pour voir son fils. A cette occasion, elle logeait avec ce dernier chez ses parents.

Le matin du 6 mars 2019, la dame est descendue en pyjama dans la cuisine de ses parents car elle avait mal à la tête. Elle se trouvait face à l'évier en attendant que le médicament soit dissout. C'est alors que son père s'est présenté derrière elle. Il lui aurait baissé le pantalon et la culotte et a glissé sa main entre ses jambes. Selon la plaignante, son père aurait tenté de lui introduire des doigts dans le vagin, mais elle aurait réussi à retirer la main à temps.

Elle s'est ensuite réfugiée dans sa chambre avant de se confier à son fils et de déposer plainte. Plusieurs témoins ont été entendus et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'entente familiale n'était pas au beau fixe.

Le suspect souffre de graves problèmes d'alcoolisme depuis de longues années. L'épouse a admis que son mai est un "malade" et un "pervers." Toutefois, elle déclarera ne pas croire sa fille qu'elle qualifiera de "manipulatrice.

Quant à la soeur de la plaignante qui expliquera avoir elle-même été victime de gestes inconvenants de la part de son père, elle dira également qu'elle ne croit pas sa soeur. 

Entendu, le suspect a admis avoir touché l'entrejambe de sa fille, mais a démenti lui avoir soulevé le pyjama et la culotte. Quoi qu'il en soit, le tribunal a souligné que le geste posé par le père était constitutif d'un attentat à la pudeur.