Le personnel est en chômage économique pour une semaine.

Il y a une dizaine d’années au plus fort de la crise de 2008, l’usine Segal a stoppé sa production pendant une dizaine de jours. Depuis, plus personne n’a été mis en chômage économique dans cette usine de galvanisation située en bord de Meuse, à Ramioul (Flémalle).

C’est dire si l’arrêt complet de l’entreprise depuis lundi inquiète les travailleurs. "En effet", confirme Jordan Atanasov, Secrétaire permanent ACV-CSC METEA, "l’entreprise est à l’arrêt et le personnel est en chômage économique. Cela représente environ 160 personnes."

Certes, il règne une légère activité dans l’enceinte de l’usine des travaux de maintenance ayant été entrepris vu l’arrêt des installations.

Cet arrêt est principalement dû à la diminution de la demande en acier galvanisé due au peu de commandes des sociétés de fabrication automobile.

Rappelons à ce titre que le propriétaire de l’usine flémalloise Tata Steel Europe a annoncé sa volonté d’économiser 830 millions d’euros. Même si une grande partie de ces économies concernerait l’usine d’IJmuiden aux Pays-Bas, il est également question de toucher d’autres établissements - y compris en Belgique.

Selon une note interne de Tata Steel, les coûts de personnel devraient être réduits de 170 millions d’euros. Dans un communiqué, la société fait part de conditions de marché difficiles en raison de la présence d’une grande quantité d’acier à prix réduit sur le marché européen.

S’il n’est pas question de licenciements à Flémalle, Jordan Atanasov se monte vigilant. "En avril dernier, il a été question d’une fusion entre Tata Steel et Thyssen Krupp", explique le secrétaire permanent.

"À l’époque Segal était concerné et proposé à la cession pour éviter une situation de monopole. Mais, lors de ce projet de fusion, Tata Steel a clairement montré qu’il était prêt à se passer de Segal pour son développement industriel et financier."