Six travailleurs seront d’ailleurs maintenus aux Awirs à cet effet

Nous vous l’annoncions début septembre : Engie Electrabel a fixé la mise à l’arrêt définitive de la centrale des Awirs au 1er septembre 2020. Sauvée il y a quelques années, la centrale avait été reconvertie en centrale biomasse. Cette fermeture est justifiée par la décision prise au niveau du gouvernement wallon "d’abandonner la piste des grandes unités biomasse comme contributeur aux objectifs de production d’énergie renouvelable de la Wallonie" ainsi qu’en raison de la fin de la période d’octroi de certificats verts, "nécessaire afin de garantir la viabilité économique de la centrale", après le 31 août 2020.

Suite à sa rencontre avec des représentants d’Engie Electrabel, la bourgmestre de Flémalle a confirmé qu’aucun licenciement n’est envisagé. Sur la cinquantaine de personnes encore occupées sur le site, certaines partiront à la pension tandis que le reste sera replacé sur les autres sites. "En outre, six de ces travailleurs seront maintenus aux Awirs pour suivre les opérations de démantèlement de l’outil", a précisé Isabelle Simonis, en réponse aux interpellations du PTB et d’Ecolo.

Il est donc bel et bien question de démantèlement, comme le prévoit le permis d’environnement qui expire en 2031. "L’exploitant est tenu de remettre le site dans un état tel qu’il ne présente plus aucun danger ou inconvénient soit pour la commodité de passage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publique, soit pour l’agriculture, soit pour la protection de la nature et de l’environnement, soit pour la conservation des sites et monuments", a détaillé la bourgmestre.

Pour ce faire, un dossier devra être présenté à la commune et au fonctionnaire technique à la Région wallonne. Le permis stipule également que des mesures devront être prises concernant les produits dangereux et les déchets, qui "doivent être évacués vers des installations autorisées", ainsi qu’au niveau des réservoirs et tuyauteries ayant contenu des produits polluants.

"Ce permis ne prévoyant pas de délai pour la réhabilitation, le collège sera particulièrement attentif sur ce point au moment d’examiner le dossier qui sera déposé", a ajouté Isabelle Simonis, soulignant que l’exploitant peut décider, selon sa stratégie industrielle, soit de valoriser le site soit de le conserver en réserve…

Quant à la perte de recettes fiscales pour la commune, elle est de l’ordre de 1 million d’euros par an. La bourgmestre a également confirmé que l’arrêt de la centrale ne remet pas en question le processus d’évacuation des cendres volantes du terril du Hénâ par bande transporteuse, qui doit encore se poursuivre durant plusieurs années.