"Nous avons découvert cela ce matin alors que nous arrivions à la maison communale pour la séance du collège. Nous sommes atterrés de voir jusqu'où la bêtise humaine et la crapulerie peuvent aller", relève Marie-Hélène Joiret, présidente du CPAS à Flémalle, que l'on connaît également comme étant la compagne d'André Cools à l'époque où il a été assassiné. C'était le 18 juillet 1991, sur les hauteurs de Liège. Ce jour-là, Marie-Hélène Joiret avait également été grièvement blessée.

Les faits se sont vraisemblablement déroulés durant la nuit de jeudi à vendredi. "Il y a toujours des ouvriers dans le parc et rien à ce niveau ne nous a été rapporté jusqu'à la découverte de ce matin. Du côté du voisinage, non plus, rien n'a été signalé à ce stade", précise Marie-Hélène Joiret, qui appelle dès lors toute personne ayant été témoin des faits ou ayant constaté une situation anormale à se manifester.

Le monument érigé à l'époque à la mémoire de l'ancien bourgmestre de Flémalle se présente sous la forme d'une pyramide dans laquelle a été incrusté le portrait, aux trois-quarts de profil, d'André Cools. "Je ne sais pas de quel alliage il s'agissait. Vu la matière, on peut donc supposer que cela a été commis dans le but de faire fondre ou revendre".

Le portrait était fixé dans la pierre. Il a donc fallu forcer à l'aide d'un pied de biche ou d'un autre outil pour l'arracher... "On constate deux coups dans la pierre, sans doute les points d'appui pour enlever le portrait", ajoute Marie-Hélène Joiret, qui n'en revient pas... "On peut imaginer que les auteurs sont venus dans le parc en repérage... Ils ont donc dû voir l'inscription expliquant à qui ce monument est dédié. Alors, s'en prendre ainsi à quelqu'un qui a été assassiné dans les conditions que l'on connaît, c'est un manque total de respect"!