Bien qu’il soit né à Bruxelles, le travail de Pierre Lahaut restera influencé par ses origines mosanes. Electron libre de la peinture belge, il en explore toutes les facettes.

Auteur de natures mortes, de paysages énigmatiques, il oscille en permanence entre abstraction et figuration, aux limites du surréalisme.

Il va développer un langage symbolique empreint de poésie, retravaillant sans cesse, par la peinture et le dessin, des formes géométriques issues de paysages déchirés. Deux thèmes principaux dominent l’œuvre de Pierre Lahaut : la contemplation des paysages et le goût de la vie tranquille.

Les rencontres avec Julien Lahaut, le cousin de son père, ont-elles influencé le jeune Pierre ? Quoiqu’il en soit, l’artiste est aussi un homme de conviction. Un temps syndicaliste, il s’engage dans la défense de l’enseignement.

Un professeur engagé

Pierre Lahaut sera professeur à La Cambre après avoir enseigné dans le secondaire. Dans les années 80, après un voyage aux Etats-Unis, il collabore à la refonte de l’enseignement supérieur des arts visuels en termes d’équivalence avec les statuts de l’enseignement universitaire.

Il sera également membre du groupe "Jeunes Figuratifs Belges" et cofondateur du groupe "Axe 59" qui rassemblera des artistes namurois.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques en Belgique et à l’étranger, ainsi qu’au Musée d’art moderne de Paris. Depuis le décès de l’artiste, la Fondation Pierre Lahaut se charge de la promotion et de la protection de son œuvre.

Le Centre wallon d'art contemporain La Châtaigneraie accueillera une exposition y consacrée du 30 janvier au 14 mars prochains. Toutes les infos via www.pierrelahaut.be.