Jeudi matin, Freddy Breuwer a voulu réagir à la décision du Conseil d’État, qui a rejeté son recours contre la motion qui l’a destitué de son mandat d’échevin.

L’audience s’est tenue ce lundi et mercredi déjà, le Conseil d’État rendait son verdict concernant la requête en suspension introduite en extrême urgence par Freddy Breuwer qui s’opposait à la motion de méfiance individuelle votée le 21 décembre dernier par le conseil communal pour le destituer de son mandat d’échevin. Le Conseil d’État a finalement rejeté ce recours.

Ce jeudi matin, l’ancien leader du MR verviétois a souhaité réagir par voie de communiqué, tout d’abord sur l’avis du Conseil d’État. "Ma requête en extrême urgence a été rejetée par le Conseil d’État, au motif qu’il ne veut pas s’immiscer dans des questions strictement politiciennes et partisanes et par conséquent suspendre une décision administrative même si elle s’appuie sur des inexactitudes démontrées et reconnues et qu’elle se fonde sur des mensonges avérés dans le chef des auteurs de la motion. Le Conseil d’État suit en cela l’avis de l’auditrice, exprimé lors de l’audience du 10 janvier, qui en arrivait à considérer comme normal qu’en l’occurrence, dans un contexte politique, la perception compte plus que la réalité et la vérité des actes et des faits."

"S’il faut bien sûr accepter la décision d’une telle juridiction, il n’en reste pas moins inquiétant de savoir qu’en matière de motion de méfiance individuelle, il sera désormais considéré que la confiance en politique ne doit pas s’apprécier sur des faits précis et objectifs. Je n’ai pas obtenu la suspension de l’acte administratif et par conséquent je n’ai donc pas gagné. Mais j’ai la satisfaction de voir le Conseil d’État confirmer l’inexactitude et le caractère douteux des faits qui m’ont été reprochés. J’ai appris une fois de plus qu’en politique la fourberie, la lâcheté et le cynisme n’ont pas de limites. En effet, les auteurs de la motion n’ont pas hésité à l’occasion de l’audience au Conseil d’État, par l’entremise de Me Sohier, leur conseil payé par la Ville, de travestir une fois de plus  la réalité et la vérité en faisant état d’éléments hors propos et d’informations erronées auxquelles il était impossible pour mes conseils et moi-même de répondre."

Contrôle bienveillant

Freddy Breuwer a également fait part d’un certain soulagement : "Après un mois passé à ressasser ce qui est clairement une cabale rapidement et soigneusement orchestrée, il était indispensable pour moi de savoir si l’acte était acceptable et valable sur le plan administratif. La réponse est tombée. Oui malheureusement. Il n’en reste pas moins que les auteurs et les signataires de la motion ont utilisé des éléments mensongers et calomnieux avec l’intention de nuire. Dans une démocratie qui se respecte et dans un régime politique soucieux de la liberté de pensée et d’expression, une telle manière de procéder n’a pas sa place."

Finalement, l’ancien échevin réaffirme son envie de continuer à aider Verviers. "Il y a plusieurs façons d’aider Verviers à l’heure où le personnel politique est totalement discrédité. Ma vision stratégique pour Verviers Demain reste inchangée et plus indispensable que jamais. Je resterai force proposante au sein du conseil communal et j’assurerai un contrôle bienveillant sur l’exécutif. Je le dois à tous les Verviétois et en particulier aux 1 120 citoyens qui ont marqué leur vote préférentiel à mon égard."