Nous avons remarqué que certains enfants n’ont pas grand-chose à manger… Grâce à ce projet, ils ont à disposition quelque chose de chaud, de consistant et à base de légumes. Et en plus, c’est gratuit ! Je ne peux que m’en réjouir, d’autant que cela rejoint le pédagogique au niveau de la découverte des sens et des actions que nous menons pour une école propre et pour réduire le gaspillage", a souligné vendredi Grazio Esposto, directeur de l’école de la Coopération à Saint-Nicolas, alors qu’il recevait la visite de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, à l’occasion du lancement d’un projet pilote visant à distribuer gratuitement des collations saines et équilibrées à des écoliers.

Cette école en région liégeoise fait partie des 23 établissements à encadrement pédagogique différencié, tous réseaux confondus et établis dans les cinq provinces wallonnes, qui ont été sélectionnés. Ce projet pilote s’inscrit dans le cadre du plan wallon de lutte contre la pauvreté 2020-2024.

Pas moins de 5 000 enfants, de maternelle et de primaire, vont bénéficier de collations saines à l’école deux fois par semaine et ce, durant deux ans. Cette semaine, c’est du potage qui leur a été servi en milieu de matinée. Il pourra également s’agir d’une collation composée de fruits ou légumes.

À voir les réactions des enfants, ils ont apprécié et plusieurs n’ont pas hésité à en redemander… "Cela change des biscuits et, en plus, c’est bon pour la santé puisque ce sont des légumes", a expliqué Assia. Et ce n’est pas Adam qui allait la contredire, lui qui a bu deux gobelets "tellement la soupe était bonne".

Ce projet visant aussi à favoriser les circuits courts et la réinsertion socio-professionnelle, un réseau de partenaires est mobilisé autour de ces écoles, depuis la transformation des produits jusqu’à la livraison. En province de Liège, par exemple, les six écoles bénéficiaires sont fournies par des livreurs à vélo.

"Au-delà de l’empreinte carbone quasi nulle, livrer à vélo contribue à la réduction de la congestion et de la pollution sonore dans les centres urbains. C’est aussi une opportunité de création d’emplois peu qualifiés", souligne Cécile Robertz, pour la coopérative liégeoise Rayon9.