Malgré la crise sanitaire actuelle, la rentrée culturelle est plutôt riche en terres liégeoises. Ainsi donc, on retiendra la tenue de deux expositions phares.

Alors que le pape du "pop art" Andy Warhol est donné à voir au musée de la Boverie, la Cité Miroir accueillera quant à elle "L’humanité absolue". Laquelle est vue comme une des premières expositions monographiques d’ampleur en Belgique consacrées au sculpteur italien Alberto Giacometti.

Comment "faire une tête" ? Comment représenter un corps ou encore une silhouette ? Telles sont des questions qui ont animé ce dernier au cours de quelque trente années de création. Plaçant l’homme au centre de ses recherches, il a travaillé inlassablement sur la figure humaine et surtout sur les figures féminines.

35 chefs-d'oeuvre en bronze

Parmi celles-ci, on retrouve son épouse Annette mais son frère Diego est également omniprésent au travers de bustes et autres têtes. Une sélection de pas moins de 35 chefs-d’œuvre en bronze, tous issus de la Fondation Giacometti qui est basée à Paris, seront à voir dès le samedi 17 octobre prochain à Liège.

Et ce dans une scénographie voulue en harmonie avec l’architecture singulière de la Cité Miroir, laquelle accueillera aussi un grand nombre de lithographies issues de l’ouvrage mythique de Giacometti "Paris sans fin". La sélection d’œuvres fera la part belle au travail d’après-guerre de l’artiste italien.

Comme expliqué par la commissaire de l’exposition Emilie Bouvard, directrice scientifique de la Fondation Giacometti, il s’agira de le replacer dans le contexte historique de l’époque. Lequel a été marqué par sa rencontre avec la philosophie existentialiste du Français Jean-Paul-Sartre.

"L’humanité absolue" est conçue comme un dialogue entre Giacometti et Sartre dont il fait la connaissance en 1941 et qu’il fréquente assidûment après-guerre. Une œuvre représentant Simone de Beauvoir sera d’ailleurs à voir. L’exposition sera en outre agrémentée de visites guidées et animées. Un "pass" permettra aussi de la combiner avec l’exposition Warhol à La Boverie.

Bruno Boutsen