Liège

Un simple petit tour du bâtiment du Mamac (Musée d’art moderne et d’art contemporain), installé à la Boverie, permet de se rendre compte que l’édifice semble (est ?) inachevé… Seule une façade dénote avec le style du bâtiment construit en 1905. Les briques rouges utilisées (sans ouvertures) étonnent en effet face à la Dérivation.

Paul Hautecler, du cabinet PHD, associé à l’architecte Rudy Ricciotti, le mentionnait d’ailleurs lorsque le projet de transformation du Mamac fut présenté en 2011 : "La surface est trop petite, elle l’a toujours été […] En 1905, un projet d’agrandissement existait"… Il s’agit de rentrer dans l’histoire en prolongeant l’idée de base.

Aujourd’hui, après moult tergiversations sur l’exploitation future des lieux qui deviendront donc Centre international d’art et de culture (Ciac), les grues ont investi le parc de la Boverie et, déjà, l’espace du côté de la Dérivation est confiné. Le chantier, qui doit impérativement s’achever en décembre 2015, a bel et bien débuté.

Une extension, pas une agression : voilà un parfait résumé de l’intervention que Liège entend pratiquer sur le musée, via l’association momentanée Wust-Moury, en suivant les plans des bureaux Ricciotti et PHD.

Pour que le Mamac devienne Ciac, il faudra donc agrandir l’espace, "qui doublera", précise l’échevin des Travaux Roland Léonard, en passant de 2.100 m² à 4.200 m². Il s’agit notamment de créer un nouvel espace au niveau +1, qui s’étendra au-delà de l’actuel mur aveugle mais aussi d’approfondir les sous-sols.

À terme, le Ciac accueillera un parcours permanent visant à mettre en évidence, notamment, les œuvres majeurs du Mamac et du Musée d’art wallon. Il s’agit aussi de créer un espace de qualité pour accueillir des expositions "internationales".

Le chantier a débuté voici quelques semaines… à l’intérieur. "Des démolitions sont en cours dans des espaces confinés où il y avait un peu d’amiante". Pour être prêt "dès que les températures le permettent", les engins de chantier arrivent déjà dans la zone confinée.