Jean-Paul, 67 ans, un habitant de Hannut, encourt une peine de six ans de prison ferme pour avoir commis des coups, des attentats à la pudeur et un viol sur des jeunes femmes déficientes mentales. L'homme qui a comparu détenu devant la juge nie la totalité des faits mis à sa charge. Il devait répondre d'attentats à la pudeur sur deux femmes, dont une voisine. Cette dernière a expliqué qu’il l’avait touchée sans son consentement et qu’il lui avait notamment fait mal au sein. Il aurait également commis des faits de moeurs sur une autre dame, l’aurait insultée et frappée lors d’une autre scène. Elle a expliqué que l’intéressé la suivait. "Ce n’est pas la seule femme à Hannut", a déclaré le prévenu. Je suis désolée de le dire, mais elle sent mauvais. 

Elle ne m’attire pas. Elle est connue pour raconter des mensonges. » Les faits ont été commis en présence d’une connaissance de la dame qui a confirmé les faits. Une voisine du prévenu s'est également plainte de son comportement. Elle a déclaré avoir été victime d’attouchements alors qu’elle passait dans les communs de l’immeuble. "Elle est venue plusieurs fois chez moi", a indiqué Jean-Paul. "Elle n’était pas bien parce qu’elle se séparait. Je l’ai embrassée, mais si je lui ai touché le sein, c’était involontaire." 

Quant à la troisième victime, elle a expliqué avoir été violée par le sexagénaire le 2 décembre 2019. Selon les personnes qui la prennent en charge, la jeune fille a un âge mental équivalent à un enfant âgé d'une dizaine d’années. Elle a pour habitude de se rendre dans un café d’Hannut pour y boire un soft. C'est à cet endroit qu’elle a fait la rencontre de Jean-Paul. Ce dernier lui offert un verre et lui a fait des propositions sexuelles. Il lui a "mis la langue dans la bouche." Lorsque la jeune fille est sortie, l’homme l'a suivie. Il l’a saisie par la main. La jeune fille a expliqué qu’elle avait marqué son refus, mais cela n’a pas empêché l’homme de la violer. Après les faits, il a pris la fuite. Le jour-même, les éducateurs de la jeune fille ont remarqué un changement de comportement. Celle-ci s’est directement confiée. Le suspect a également nié les faits. Il a admis avoir rencontré la jeune fille, être sorti en même temps qu’elle, mais l’avoir directement quittée sans incident. La défense a plaidé l’acquittement au bénéfice pour tous les faits ou le sursis probatoire.