La cour d’appel de Liège vient de fixer un calendrier dans le dossier de soupçons de corruption, trafic d’influence, faux, usage de faux mis à charge de José Happart, deux entrepreneurs et l’amie de José Happart. 

 L’affaire sera prise au fond après la rentrée judiciaire à partir de la mi-novembre pour trois audiences. Pour rappel, devant le tribunal correctionnel, José Happart a écopé de 8 mois de prison avec sursis pour des faits qu’il était soupçonné d’avoir commis entre 2004 et 2009. Le tribunal avait acquitté José Happart pour les faux et usages de faux, mais l’avait reconnu coupable de corruption et trafic d’influence. L'amie de José Happart avait été condamnée à une peine de six mois de prison avec sursis et à une amende de 2.200 euros avec sursis pour la moitié. Elle avait aussi écopé d'une confiscation par équivalent de plus de 22.000 euros. Les entrepreneurs ont écopé de 6 mois de prison avec sursis et 6 mois de prison ferme. 

 Le parquet général reproche aux suspects des faits qui seraient intervenus lors de la vente d’un terrain, de la construction et l'aménagement d'une maison pour l’amie de José Happart, d’un prêt sans intérêt de 25 000 euros pour celle-ci, de projets pour un terrain exproprié lors de l'élargissement de l'aéroport alors que José Happart était Président du conseil d'administration mais aussi de trafic d'influence pour avoir favorisé certains entrepreneurs. Lors des précédentes audiences, José Happart et l’entrepreneur qui ont comparu ont nié les faits mis à leur charge. José Happart a estimé qu’il s’agissait d’un procès "politique." Du côté de la défense de l’ancien homme fort de Fourons, on se réjouit de plaider le dossier. "La cour a ordonné certaines confrontations", indique Me Philippe Zevenne, l’avocat de José Happart. "Environ la moitié des confrontations demandées ont été réalisées. Celles qui ont pu avoir lieu se sont bien déroulées et ont mis en évidence un nombre important de points mis en avant par la défense", poursuit Me Zevenne. 

 Certaines confrontations n’ont pas pu avoir lieu. La défense va demander à la cour d’en tirer les conclusions. " Les autres personnes qui devaient être confrontées ont refusé d’être entendues, notamment un des entrepreneurs également poursuivi. Cela pose un problème irrémédiable. Toute personne a le droit d’être confrontée aux personnes qui l’accusent. Nous demandera à la cour d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Je demanderais à la cour de ne pas tenir compte des accusations de ces personnes", termine Me Zevenne.